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Point de vue : Un référendum à la syrienne




«Grand succès référendaire» pour Bachar Al Assad, et la Syrie toujours soumise à une rude répression.
Comme il fallait s’y attendre, le référendum constitutionnel voulu par Bachar Al Assad a été « un franc succès » ! Presque 90% de OUI. Qui dit mieux ! Un score qui rappelle ceux des anciens pays communistes.
Une plaisanterie comme disent les uns, une mascarade disent les autres…Peut-on réellement accorder une once de sérieux à cette consultation voulue par Bachar Al Assad pour justifier le massacre de sa population en libérant ses mains entachées de sang et poursuivre sa répression. Désormais, il a jusqu’en 2028 si d’ici là, il ne proroge pas cette date, pour maintenir les Syriens sous son joug !
En plus de prolonger le mandat du Président et d’élargir ses prérogatives, la Constitution amendée abolit la suprématie du parti Baath. D’ores et déjà, on peut dire que ce sera théorique. Pour la façade uniquement !
Tout cela reste du domaine du maquillage, du grimage afin de camoufler et détourner l’attention sur la violence qui dure depuis des mois, suscitant l’indignation de par le monde sauf dans de très rares pays.
Avec l’amendement de la loi fondamentale du pays, Bachar Al Assad pense renouveler sa légitimer à la tête de la Syrie.
Il reste à dire s’il a eu auparavant une vraie légitimité ! On sait comment, il a été parachuté à la tête de l’Etat syrien. Il a été un président par défaut après la disparition de son père Hafez Al Assad.
On pensait alors qu’il allait gagner ses galons en s’imposant comme un président, à défaut d’être un président démocrate, au moins ouvert, près du peuple.
C’était vite oublier que Bachar Al Assad n’était pas un homme libre. Il était prisonnier d’une nomenklatura sous la botte du parti omnipotent, le Baath. Il n’était en fait ainsi que son épouse qu’une image avenante que le régime autocrate syrien voulait se donner dans un monde en changement.
Aujourd’hui tout s’écroule, et le régime de Damas ne pouvait résister au Printemps arabe qui a soufflé sur des pays arabes dont les dirigeants étaient considérés  inébranlables.
Comme ailleurs, l’opposition syrienne s’organise pendant que la population continue de payer un lourd tribut à la répression érigée en système par la horde au pouvoir à Damas.
La Communauté internationale a décidé de lui venir en aide à défaut de trouver une solution pacifique et surtout une bonne disposition des dirigeants syriens.
L’aide et le soutien à l’opposition syrienne prend plusieurs formes, notamment son armement.
Au même moment, l’arsenal des sanctions internationales se renforce de plus en plus. L’Europe, qui a tenu une énième réunion à Bruxelles, a pris de nouvelles mesures de rétorsion contre Damas et envisage d’impliquer le Tribunal international de justice de La Haye.
C’est dire que les dirigeants au pouvoir actuellement en Syrie ne sont pas sortis de l’auberge.

Youssef BENZAHRA
Mercredi 29 Février 2012

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