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Point de vue : Tout ça pour ça




Après moult atermoiements, Nicolas Sarkozy, président-candidat, devient enfin candidat président!
Il était temps pour lui de se décider! Autrement, au fur et à mesure que l’échéance électorale approchait, l’écart entre lui et son adversaire principal, le socialiste François Hollande, se creusait davantage au risque d’en devenir abyssal, et donc difficile à rattraper! L’annonce de sa candidature sur les antennes de TF1 a été plutôt banale contrairement à ce qu’on attendait. Même ses proches ont été déçus par le ton utilisé. Ce n’est guère le Nicolas Sarkozy de 2007 tonitruant.
Et le slogan choisi comme d’ailleurs l’affiche ne reflètent rien d’original. C’est du déjà-vu.  Le slogan : «la France forte» est celui utilisé jadis par l’ancien président Giscard d’Estaing qui disait «il faut une France forte». Quant à l’image illustrant l’affiche, elle rappelle celle du président socialiste François Mitterrand en 1988.  On le constate, les conseillers en communication du candidat président n’ont pas eu à trop se creuser les méninges pour trouver à leur client « une image vendeuse ». A moins que ce soit le client lui-même qui ait choisi le thème de sa campagne.
Auquel cas, cela révélerait un certain manque de conviction de sa part.
D’ailleurs, il n’a pas fallu longtemps à certains…plaisantins de brocarder à la fois le slogan et l’affiche. L’affiche a été assimilée à celle du catalogue de la  Redoute  qui évoquait « la Redoute forte », et qui avait suscité un scandale en montrant des enfants avec en toile de fond un homme nu, échappant à la vigilance de l’infographiste.
S’agissant du capitaine du bateau-France que Sarkozy veut être, certains esprits rappellent celui du « Concordia » qui a fait échouer son paquebot au large de la Toscane (Italie) en janvier dernier.
Les adversaires de Nicolas Sarkozy ont vite compris l’énorme potentiel de tourner en dérision  l’affiche et le slogan du candidat-président dont les créateurs ont fait montre d’un manque d’imagination.
Au-delà des adversaires du candidat-président, beaucoup ne donnent pas cher de son éventuelle victoire lors de la prochaine échéance électorale. Et d’aucuns parlent de miracle qu’il gagne ces élections.

Youssef BENZAHRA
Samedi 18 Février 2012

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