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Point de vue : Sarko fait feu de tout bois




Se voyant au fond de l’abysse et ne sachant comment rattraper l’écart de plus en plus grand qui le sépare de son adversaire socialiste, Nicolas Sarkozy se lance dans des opérations de charme à l’égard de l’électorat populaire. Ainsi, il a entrepris un pèlerinage au village natal de Jeanne d’Arc, une manière de disputer la paternité de l’héroïne au Front national, mais Nicolas Sarkozy, le prestidigitateur voulant mettre tous les atouts de son côté,  vient de sortir de sa manche une décision que l’on oserait dire populiste : la taxation des transactions financières. Une mesure que le même Sarkozy avait qualifiée, il y a 13 années, d’absurde.
Comme quoi, ce qui était absurde autrefois, peut devenir, opportunisme électoral oblige, une décision qui vient à propos mettre à contribution certains qui étaient à l’origine de la crise financière en Europe (sic). C’est le président français lui-même qui l’affirme.
Nicolas Sarkozy, sachant que sa proposition est difficile à accepter aussi bien par les intéressés eux-mêmes que par des pays européens qui ne veulent pas voir les capitaux fuir vers d’autres cieux, fait du forcing auprès de ses alliés, notamment la chancelière allemande Angela Merkel qui a dit un oui mais !
Décidé à faire passer sa directive qu’il pense le mettre dans les bonnes grâces de l’électorat, le président candidat se dit prêt à l’appliquer en France. Il procédera à l’amendement de la loi de Finances juste avant les élections.
Alors comprendra qui voudra !
Il est vrai qu’en annonçant une telle décision, Nicolas Sarkozy embarrasse ses adversaires candidats qui ne pourront pas le critiquer ouvertement.
Il reste que la France ne peut pas malgré le bon vouloir de son président  appliquer à elle seule une telle initiative au sein d’une économie mondialisée. Auquel cas, les effets qu’elle pourrait subir pourraient être risqués.
D’autres pays ont  essayé d’adopter une telle mesure, mais ils se sont vite ravisés quand les capitaux ont commencé à s’évader ailleurs.
Le président candidat va-t-il prendre le risque de mettre en œuvre une telle directive ou s’agit-il seulement d’un coup de bluff électoral ? L’avenir nous le dira.

Youssef BENZAHRA
Mercredi 11 Janvier 2012

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