Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Point de vue : Récession hexagonale




Décidément, le Président français Nicolas Sarkosy qui brigue un second mandat est en mauvaise posture ! Il joue de malchance. Chaque fois qu’il pense avoir réussi à remédier à la crise financière, sa joie n’est qu’éphémère ! Les remèdes trouvés pour régler la situation s’avèrent inefficaces. C’est un cautère sur une jambe de bois!
Coup sur coup, il apprend deux mauvaises nouvelles : l’entrée de la France en récession. C’est l’INSEE qui annonce que le PIB français baissera en 2012, année électorale.
La prévision de l’INSEE est corroborée par l’OFCE, l’Observatoire français des conjonctures économiques qui met en garde contre la spirale infernale : austérité= récession.
Autre mauvaise nouvelle, Fytch, agence de notation, vient après son homologue Standard & Poor’s de placer le triple A français sous surveillance négative. Ce qui pourrait expliquer que la France est sous la menace de perdre son triple A et de voir sa dette extérieure grimper davantage.
Quoi qu’il ait fait ou entrepris, le Président français se trouve aujourd’hui dans une situation peu enviable. Tous ses efforts avec l’aide appréciable de la chancelière allemande Angela Merkel pour consolider l’euro, en prenant des mesures draconiennes contre les Etats désinvoltes sont anéantis. Et comme dans ces cas, il faut trouver un bouc émissaire : le gouvernement français s’en est pris à celui de Londres, et à David Cameron dont le seul tort est d’avoir refusé d’entériner l’accord franco-allemand, à savoir décider des sanctions éventuellement contre les mauvais élèves européens qui ne respecteraient pas la rigueur budgétaire.
Or, la réticence du Premier ministre britannique peut s’expliquer puisque son pays ne fait pas partie de la zone euro, et puis, il a voulu par son acte éviter tout regard étranger dans les affaires de la City.
Pour les Britanniques, la solidarité européenne a des limites !
Pour noyer le poisson, Paris affirme que même Londres se trouve en difficulté financière et qu’il ne tardera pas à perdre son triple A, autrement dit la confiance des prêteurs.
Les propos aigres-doux échangés entre les deux capitales agacent leurs partenaires européens qui disent que ce n’est guère le moment d’envenimer les rapports entre Français et Britanniques, alors qu’ils ont des choses plus urgentes à discuter pour surmonter les difficultés financières auxquelles l’Europe se trouve aujourd’hui confrontée.
Ce qui est à remarquer, c’est que ce ne sont plus les gouvernements qui ont leur mot à dire dans la gestion de leurs finances. C’est maintenant aux agences de notation qu’incombe le rôle de distribuer les bons et mauvais points tenant ainsi l’épée de Damoclès sur la tête des pays!

Youssef BENZAHRA
Lundi 19 Décembre 2011

Lu 549 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs