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Point de vue : Le Conseil de sécurité de l’ONU, pourquoi faire ?




Est-ce pour servir les seuls desseins des cinq  pays permanents ?
En fait, il s’agit là d’une vérité de Lapalisse ! Si ce ne sont pas les Etats-Unis qui en usent et abusent, dans souvent des cas, pour défendre à tort leur protégé Israël, ce sont la Russie, la Chine, la France ou la Grande-Bretagne qui utilisent leur droit de veto pour repousser toute résolution qui ne convient pas à leurs intérêts stratégiques.
Les autres membres non permanents de l’instance onusienne ne sont là que pour faire de la figuration.
Nous avons une fois encore la preuve avec les événements de Syrie. Alors que la répression s’intensifie dans ce pays, et que la guerre civile s’y établit carrément, la Ligue arabe vient de déclarer le rappel de ses observateurs de Syrie et décider de s’adresser au Conseil de sécurité. Mais ce serait peine perdue puisque la Russie a déjà averti qu’elles s’opposera à toute résolution condamnant la Syrie ou son président.
Dans ce cas pourquoi, la Ligue arabe et les Européens insistent-ils à demander l’intervention du Conseil de sécurité de l’ONU puisque le résultat de la démarche est connu d’avance ? Ont-ils l’espoir de faire fléchir l’attitude jusque-là ferme de Moscou devant la dégradation de plus en plus forte de la situation en Syrie ? On craint que non.
Le régime de Bachar Al Assad jusqu’ici fort du soutien de la Russie et dans une moindre mesure de la Chine poursuit inexorablement le châtiment de son peuple usant de tous types de son arsenal de répression.
Le régime syrien pense-t-il qu’en agissant ainsi, il arrivera à bout de la résistance de la population ?  Jusqu’où Bachar Al Assad peut-il aller pour reprendre en main le contrôle du pays ?  Faut-il se débarrasser des trois quarts des Syriens et n’en garder qu’un, le seul qui ferait montre d’une fidélité «incontestable» ? Tel qu’il est engagé, Bachar Al Assad semble capable de tout.
La Communauté internationale le laissera-t-elle faire au risque d’être complice de ses agissements, et de l’extermination de toute une population ?
Plus précisément, la Russie va-t-elle continuer à supporter un régime syrien aujourd’hui au ban de la Communauté internationale ?
A sa manière, Moscou ne veut-il pas ou ne cherche-t-il pas à avoir la même attitude de Washington à l’égard d’Israël ?  Autrement dit, chacun des deux pays a un protégé qu’il veut soutenir contre vents marées !

Youssef BENZAHRA
Lundi 30 Janvier 2012

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