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Point de vue : Cote d'alerte dans la zone Euro !




Le président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi, tire la sonnette  d'alarme. Il n'est guère optimiste quant à la sortie prochaine de la zone Euro de la tourmente financière. Pour Draghi, la crise qui frappe la région se poursuivra pour un certain temps encore. Alors que l'on suivait de près le développement  de la situation financière et économique en Italie et en Espagne de crainte que la crise des dettes souveraines ne les atteigne à l'instar de la Grèce, l'Irlande et le Portugal, les Pays-Bas sont apparus au tableau au moment où l'on ne s'attendait pas. Si le Parlement hollandais décide de passer outre les directives des instances de Bruxelles qui fixent le déficit budgétaire à 3% pour l'année prochaine, c'est la crise ouverte qui obligerait le gouvernement hollandais à s'acquitter d'une importante pénalité estimée à plus d'un milliard d'euros.
L'Espagne qui a choisi l'austérité pour surmonter sa crise financière n'est pas sortie de l'auberge. Elle s'y enfonce encore plus de jour en jour. L'Agence américaine d'évaluation financière Standard&Poors a abaissé de deux crans la note de solvabilité financière de l'Espagne. Le ministre espagnole des Affaires étrangères vient de reconnaître que son pays est dans une crise de proportions immenses. D'ailleurs, l'Espagne a vu son taux de chômage grimper encore, atteignant le quart de la population active.
On comprend alors la montée du ressentiment, voire la colère de la population espagnole d'autant que l'austérité prônée par le gouvernement de droite au pouvoir a touché des secteurs comme la santé et l'éducation. Ce qui va à l'encontre des promesses électorales faites par le Premier ministre Rajoy.
Pour essayer de conjurer la montée de la crise financière, une réunion tripartite entre la Délégation européenne, le Parlement européen et le Conseil européen se tiendra au mois de mai pour débattre du projet de budget à soumettre aux pays concernés avant son adoption en novembre prochain.
En attendant, le président de la Banque centrale européenne affirme que l'envolée des prix des matières premières menace la stabilité économique.
Aussi, Mario Draghi laisse entendre que son institution pourrait apporter son soutien direct aux pays européens qui souffrent de difficultés financières.
La déclaration du président de la Banque centrale européenne intervient au moment où la controverse bat son plein en Europe sur la manière d'exécuter l'accord sur la discipline budgétaire décidé par le dernier sommet européen. Cette décision draconienne dont le défenseur est la chancelière allemande Angela Merkel et son allié le président français actuel, Nicolas Sarkozy qui en a même fait un principal thème de sa campagne électorale, est aujourd'hui remise en cause. Mario Draghi, a lui-même  revu sa copie et se dit pour la croissance au lieu d'une austérité et d'une rigueur prônées.

Youssef BENZAHRA
Lundi 30 Avril 2012

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