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Plus de 70 morts dans une bataille près d'Alep entre régime et jihadistes

Concert de la discorde d'un orchestre symphonique russe dans l'amphithéâtre de Palmyre




Les insurgés syriens se sont emparés du village stratégique de Khan Touman, au sud d'Alep, après de violents combats qui ont fait des dizaines de morts, rapporte vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les insurgés, parmi lesquels des combattants du Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda, avaient lancé jeudi une grande offensive pour reprendre ce village tenu notamment par des miliciens chiites soutenus par l'Iran et situé près de l'autoroute reliant Alep à Damas.
Plusieurs sources rebelles ont confirmé la prise de Khan Touman, qui a en revanche été démentie par une source de l'armée gouvernementale syrienne.
Selon l'OSDH, les combats pour le contrôle du village ont fait au moins 73 morts, 43 dans les rangs des insurgés et 30 côté gouvernemental.
"Les combats ont été extrêmement violents pendant la nuit (de jeudi à vendredi)", a déclaré Abou al Baraa al Hamaoui, un combattant du groupe rebelle Adjnad al Cham, qui participe à l'offensive. "Des secteurs du sud de Khan Touman ont été libérés", a-t-il dit à Reuters.
Ces combats se déroulent alors que la Russie et les Etats-Unis ont imposé un "régime de calme" depuis 24 heures dans la ville d'Alep, à une quinzaine de kilomètres plus au nord, après deux semaines de bombardements quotidiens et de massacres de civils.
Un combattant de l'Armée syrienne libre (ASL) à Alep, où le principal mouvement insurgé non islamiste est surtout présent, a déclaré à Reuters que les différents groupes réunis sous la bannière de l'ASL ne participaient pas à l'offensive à Khan Touman.
D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le Front Al-Nosra et ses alliés islamistes se sont emparés à l'aube de la localité de Khan Toumane et de villages environnants près d'Alep après moins de 24h de combats.
En décembre dernier, les troupes loyales au président syrien Bachar al-Assad avaient chassé Al-Nosra et ses alliés de Khan Toumane, une localité située à une dizaine de km au sud-ouest de la métropole d'Alep.
"La reprise de la localité et des villages environnants signifie que les lignes de défense du régime au sud de la deuxième ville du pays ont reculé", a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Une trêve temporaire mise en place sous pression des Américains et des Russes, parrains respectivement de l'opposition et du régime en Syrie, était toujours respectée vendredi dans la métropole d'Alep et devrait expirer samedi à l'aube. La guerre en Syrie a fait plus de 270.000 morts depuis 2011.
Alors que des combats se poursuivent toujours dans le désert autour de Palmyre, dans le centre du pays en guerre, entre les forces du régime et les jihadistes de l'EI, le célèbre chef d'orchestre russe Valéri Guerguiev a dirigé jeudi un concert symphonique dans l'amphithéâtre de la cité antique syrienne, où l’EI avait exécuté des dizaines de personnes avant d'en être chassé en mars par le régime avec le soutien de la Russie.
Interprété par l'Orchestre symphonique du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, le concert intitulé "Prière pour Palmyre, la musique redonne la vie aux anciens murs", a eu lieu en fin d'après-midi dans la cité dont les monuments les plus célèbres ont subi des dégâts inestimables de la part des jihadistes, selon une journaliste de l'AFP sur place.
Vêtu d'une chemise noire et d'une casquette blanche, Valéri Guerguiev dirigeait avec enthousiasme son orchestre qui a joué pendant environ une heure du Bach, du Prokofiev et du Chtchedrine devant quelque 400 spectateurs parmi lesquels des soldats russes, des journalistes, des dignitaires religieux et des habitants de la ville dont des enfants.
Ce concert a été salué comme un "extraordinaire acte d'humanité" par M. Poutine, dont les troupes avaient joué un rôle crucial dans la reprise par le régime de la ville de Palmyre le 27 mars.
Le ministre des Affaires étrangères britannique, Philip Hammond, a vivement critiqué l'organisation de ce concert, le qualifiant dans un communiqué de "tentative de mauvais goût de détourner l'attention des souffrances continues de millions de Syriens".
Selon Londres, le régime syrien est responsable des frappes aériennes contre un camp de déplacés qui ont tué au moins 28 civils selon une ONG jeudi près de la frontière turque.

 

Samedi 7 Mai 2016

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