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Plus de 10.000 attaques contre les femmes au Yémen en 2016

10 jihadistes, 6 soldats et 4 civils tués dans une action imputée à Al-Qaïda




Le conflit au Yémen rend les femmes et les filles plus vulnérables aux violences à caractère sexiste, a rapporté lundi le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) qui a recensé plus de 10.000 attaques en 2016.
"Les déplacements et la dégradation des mécanismes de protection ont radicalement augmenté la vulnérabilité des femmes et des filles face aux violences alors que leur position dans la société n'était déjà pas favorable avant la guerre", a dit le FNUAP dans un communiqué.
"Les incidents liés à des violences à caractère sexiste ont augmenté de 63% au cours des deux dernières années", écrit ce fonds de l'ONU, à l'occasion du deuxième anniversaire de l'intervention au Yémen d'une coalition militaire arabe dirigée par Ryad contre des rebelles chiites accusés d'être soutenus par l'Iran.
Le FNUAP a recensé en 2016 plus de 10.000 cas de violences, évoquant "plus de viols, de violences domestiques, de mariages forcés de jeunes filles, d'abus physiques et psychologiques à l'encontre des femmes et des filles par rapport aux chiffres établis deux ans auparavant".
Il a aussi indiqué que le nombre de personnes nécessitant une aide humanitaire était désormais de 18,8 millions, dont 10,3 millions en urgence.
"L'augmentation des pénuries alimentaires a laissé quelque 1,1 million de femmes enceintes souffrant de malnutrition", a ajouté le FNUAP.
La guerre au Yémen, qui déstabilise la région sur fond de rivalité entre Ryad et Téhéran, a fait selon l'ONU quelque 7.700 morts et 42.500 blessés depuis l'intervention il y a deux ans de la coalition militaire arabe.
Par ailleurs, dix jihadistes, dont un kamikaze, six soldats et quatre civils ont été tués lundi dans une attaque, imputée à Al-Qaïda, contre le siège de l'administration locale de la province de Lahj, dans le sud du Yémen, selon des responsables provinciaux.
Lors de cette opération audacieuse, les assaillants étaient déguisés en militaires. Un kamikaze a lancé sa voiture piégée contre le bureau provincial de la santé qui sert de siège à l'administration locale dans la ville de Houta, chef-lieu de la province de Lahj, a dit un responsable de la sécurité.
D'autres jihadistes ont tenté ensuite de prendre le contrôle du bâtiment qui était défendu par des soldats.
Trois des assaillants tués "portaient des ceintures d'explosifs", a déclaré le responsable à l'AFP en s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
Des échanges de tirs ont eu lieu avec d'autres participants à l'assaut pendant lequel six soldats ont été tués, a-t-il ajouté.
Un précédent bilan faisait état de six jihadistes et cinq soldats tués. On a appris un peu plus tard de même source que quatre civils avaient été tués par l'explosion de la voiture piégée et par des balles perdues.
Le vice-gouverneur de Lahj, Abdelfattah Haïtham Ahmed, a déclaré dans un communiqué que l'attaque avait été menée par Al-Qaïda en réaction, selon lui, au rétablissement du système judiciaire dont l'action avait été entravée par l'insécurité dans la région.
Fin janvier, un chef local d'Al-Qaïda avait été tué dans un raid des forces de sécurité à Houta.
"L'émir" d'Al-Qaïda dans la province de Lahj, Ammar Qaïd, a trouvé la mort dans un échange de tirs avec les forces de la lutte antiterroriste yéménite, après avoir refusé de se rendre, avait déclaré alors le chef provincial de la police, Saleh Sayed.
Al-Qaïda reste présent dans le sud du Yémen malgré les opérations de sécurité qui ont chassé ses membres des centres urbains des provinces du sud reprises par le gouvernement aux rebelles chiites qui contrôlent toujours une bonne partie du nord, dont la capitale Sanaa.

Mercredi 29 Mars 2017

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