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Plaidoyer pour la participation des femmes arabes à la vie politique




Plaidoyer pour la participation des femmes arabes à la vie politique
Plusieurs femmes actives et responsables du Maroc et de l'étranger ont examiné, à Rabat, les moyens à même de renforcer la participation des femmes maghrébines et arabes en général, dans la vie politique et dans le processus de prise de décisions et d'amélioration de l'image de la femme dans les médias.
Pour le président de l'Institut Amadeus, Brahim Fassi Fihri, qui s'exprimait à l'ouverture de cette rencontre, la femme maghrébine a été une figure de proue dans la lutte pour les indépendances et dernièrement au cœur des mobilisations et des revendications des Printemps arabes. Toutefois, sa participation politique dans les transitions amorcées reste relativement marginale et son potentiel largement sous-exploité. 
Pourtant, a-t-il relevé, il est universellement établi que la présence et la participation des femmes dans les sphères de prise de décision politique et publique constituent un critère à part entière de référence du niveau démocratique et de développement d'une société.
Dans cette optique, a-t-il dit, le Maroc poursuit sa quête vers l'égalité hommes-femmes, en termes de droits à travers notamment la mise en œuvre optimale des dispositions du nouveau Code de la famille qui a doté la femme marocaine d'un statut à la fois sauvegardant sa dignité et lui garantissant justice et équité.
Il a estimé que ''malgré une hausse du nombre de femmes dans la sphère politique, la représentation des femmes dans les institutions au Maroc, comme dans les autres pays de la région, demeure non paritaire et donc insuffisante".
"On observe un décalage important entre la vie réelle des femmes aujourd'hui et l'image véhiculée dans les médias et les différents programmes, malheureusement largement dominés par la prééminence des rôles traditionnels (femme au foyer, soumise)", a-t-il fait observer.
Les participants à ce colloque, organisé par l'Institut Amadeus sous le thème "Les femmes dans le processus de prise de décision, comment rétablir l'équilibre", ont constaté que malgré le développement significatif de la participation de la femme maghrébine et arabe dans la politique et les médias, la représentativité féminine au sein des institutions politiques et du paysage médiatique dans la région demeure faible, en raison de plusieurs obstacles économiques, sociaux et culturels. 
La députée Loubna Amhir (Mouvement populaire) a rappelé que la femme marocaine ne bénéficie pas de grandes opportunités pour pouvoir accéder à de hauts postes en raison de facteurs économiques, du taux élevé d'analphabétisme et de pauvreté parmi les femmes et de certaines coutumes qui marginalisent son rôle dans la société, ajoutant que le rôle de la femme dans la vie politique ne dépasse pas celui d'une électrice. 
Le renforcement de la représentativité féminine au niveau du processus de prise de décision, des administrations et des entreprises requiert d'abord la promotion de la situation des jeunes filles, des jeunes femmes et des mères ainsi que des efforts au niveau de la législation et du changement des mentalités, a-t-elle indiqué, soulignant l'importance d'amorcer des révolutions au sein des partis politiques. 
Le contexte actuel aux niveaux national et international et le soutien du rôle de la société civile laissent présager un changement à cet égard, en raison de la hausse du nombre de femmes par rapport à celui des hommes au sein de la société, des engagements internationaux du Maroc dans ce domaine, de la promotion du rôle économique des femmes et du contenu de la Constitution marocaine de 2011. 
De son côté, la directrice du pôle diversité au sein du cabinet d'audit et de conseils Mazars implanté dans 72 pays, a estimé que le renforcement de la représentativité féminine au niveau de la prise de décision politique et au sein des entreprises requiert un grand effort de sensibilisation ainsi qu'une forte volonté et une assiduité de la part des femmes, mettant l'accent sur l'importance de faire usage des nouvelles technologies.
Une forte représentativité féminine à ces niveaux accroît la performance des Etats et des entreprises, a-t-elle ajouté, estimant que les femmes doivent occuper au moins 30% des postes de pouvoir. Elle a, en outre, mis en avant la nécessité de faire face à certains obstacles liés à l'éducation et aux stéréotypes.  

Vendredi 6 Juin 2014

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