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Plaidoyer pour l’interdiction du mariage des mineurs

Appel pour une refonte des textes législatifs




Plaidoyer pour l’interdiction du mariage des mineurs
Les associations œuvrant pour la défense des droits des femmes sont sur tous les fronts. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ont du pain sur la planche. C’est le cas de la Coalition Printemps pour la dignité qui, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, a présenté son mémorandum à propos de la réforme des articles 20 et 21 du Code de la famille relatifs au mariage des mineures. Une cause défendue vigoureusement par l’Association INSAF qui,  en  marge de la 26ème session du Conseil des droits de l’Homme, tenu récemment à Genève,  a présenté un document sur le mariage précoce intitulé  « Mariage précoce au Maroc, négation des droits de l’enfant : éléments de plaidoyer». L’occasion de tirer encore une fois la sonnette d’alarme sur un phénomène, essentiellement féminin, en progression et qui représente près de 12% de l’ensemble des mariages contractés au Maroc. Un état des lieux préoccupant,  une législation inadaptée, autant d’éléments qui interpellent au plus haut niveau. Seule une refonte des textes législatifs pourrait constituer un début de solution  conjuguée à une sensibilisation des couches sociales les plus défavorisées.
Des préoccupations qui se sont invitées à la dernière session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. En effet, lors d’un débat, Kate Gilmore, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), a déclaré que près de 39.000 filles sont contraintes de se marier chaque jour dans le monde, en violation de leurs droits les plus élémentaires. Pire encore, « si rien n’est fait » d’ici à 2020,  142 millions de femmes auront été mariées dans de telles conditions, a renchéri la Haut-commissaire adjointe aux droits de l'Homme, Flavia Pansieri. Une réalité effarante dont les racines sont à chercher d'abord dans les inégalités et les rapports de force entre les sexes qui entraînent la soumission des femmes, puis dans la pauvreté qui motive une volonté d'assurer la sécurité économique des jeunes filles, a-t-elle encore précisé. 
Nul besoin de rappeler que le mariage et les grossesses précoces constituent bel et bien des obstacles à l'emploi et à l'éducation des filles et des jeunes femmes, de même qu'ils sont à l'origine de problèmes de santé pour les jeunes mères. Pour remédier à cette problématique, les conférenciers ont invité les Etats à "interdire les mariages précoces et prévoir des sanctions contre les responsables de violations de la loi". 
Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a, dans ce cadre, été saisi du rapport du Haut-commissariat sur la prévention et l’élimination des mariages d'enfants, des mariages précoces et des mariages forcés. 

Nezha Mounir
Vendredi 27 Juin 2014

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