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Pinto: “Le Costa Rica peut être fier”




Pinto: “Le Costa Rica  peut être fier”
Le sélectionneur du Costa Rica, Jorge Luis Pinto, était "heureux et fier" de la 
prestation de ses joueurs 
qui "ont montré un visage positif et digne du pays 
et de son football" durant 
le Mondial, a-t-il déclaré samedi soir à Salvador.
 
M. Pinto, quel est votre sentiment après cette élimination ?
 
"Nous nous sentons heureux. Il n'y a pas de tristesse mais de la joie d'avoir été ici. Merci aux Brésiliens qui nous ont soutenus. Merci au public de toutes les villes. Personne ne croyait en nous sauf tous ces gens peut-être. Mais on a réussi de superbes choses. On a joué contre de grandes formations. Mes joueurs ont été admirables. Nous n'avons pas à rougir de notre prestation".
 
Quel est l'héritage que vous laissez au foot costaricien ?
 
"Nous avons prouvé que nous pouvions faire jeu égal avec les grandes nations. Nous avons fait preuve de puissance physique, d'engagement. Et nous avons proposé du beau football. Nous avons montré un visage positif et digne du pays et de son football. Le peuple costaricien doit être fier de son équipe nationale. Nous étions venus avec beaucoup de respect pour l'Italie, l'Angleterre et l'Uruguay mais nous n'avons eu peur de personne".
 
Echouer aux tirs au but est ce qu'il y a de plus frustrant ?
 
"Oui car les tirs au but c'est souvent une question de chance. Dommage car on a montré un beau spectacle face à une équipe composée de joueurs qui évoluent dans les grands championnats. On était bien dans le match, parfois chanceux mais nous avons eu nous aussi des possibilités de l'emporter".
 
Qu'avez-vous dit à Robben à la fin du match ?
 
"Je lui ai dit qu'il aurait pu nous laisser gagner lui qui a déjà tellement remporté de prix. C'est un excellent joueur. Je l'ai félicité pour son gros match".
 
Le changement de gardien chez les Néerlandais à la 120e minute a-t-il eu un effet psychologique sur vos joueurs ?
 
"Krul est peut-être un spécialiste des penaltys, je ne sais pas. Un tel changement, je n'avais jamais vu cela avant. Mais cela ne nous a pas intimidés. Il a certes stoppé deux tirs au but mais c'est une question de chance comme souvent dans cet exercice".
 
 Votre défense à cinq n'aura finalement concédé que deux buts en cinq matches?
 
 "Ce n'est pas seulement la défense à cinq qui nous rendait imperméable mais le travail de toute l'équipe et d'un grand gardien (Navas). Tout le monde presse l'adversaire. On a souvent perdu la balle bêtement mais globalement, on a toujours bien résisté. On a joué cinq matches et concédé deux buts dont un sur penalty. Notre défense, c'est onze joueurs".
 
Un mot sur Navas, à nouveau incroyable, mais qui n'a rien pu faire lors des tirs au but?
 
"Navas a été le meilleur gardien du tournoi. Ce joueur ne pouvait pas tout arrêter. Je répète que pour stopper un tir au but, il faut de la chance. On ne peut pas toujours en avoir". 

AFP
Lundi 7 Juillet 2014

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