Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Philippe Servaty comparaît en correctionnelle à Bruxelles : Le pervers d'Agadir encourt bien moins que les peines infligées à ses victimes




Philippe Servaty comparaît en correctionnelle à Bruxelles : Le pervers d'Agadir encourt bien moins que les peines infligées à ses victimes
Le procès du Belge Philippe Servaty, un journaliste du service économique du quotidien belge, Le Soir s'est ouvert hier lundi à Bruxelles. La Chambre des mises en accusation du tribunal de première instance de Bruxelles avait renvoyé une première fois en juin 2011 et puis en appel en mars 2012 devant le tribunal correctionnel, Philippe Servaty autrement connu sous le pseudonyme de  "pornographe d'Agadir".
C'est donc en tant que présumé pédophile accompli qu'il comparaissait en correctionnelle pour plusieurs accusations aussi perverses les unes que les autres et qui plus est se sont déroulées sous nos cieux, à Agadir : débauche ou prostitution de mineur, viol sur mineur de moins de 14 ans, diffusion d'images pornographiques présentant des mineurs, traitement dégradant et exposition et distribution d'images pornographiques. Rien que ça ! Et pour cette bagatelle de faits, il n'encourt si jugé coupable, ce dont il se défend en prétextant la maladie, qu'une peine allant de 8 jours à 6 mois de prison ferme. Elle est belle la justice belge !
Me Redwan Mettioui Redouane, un avocat  bruxellois, s'est constitué partie civile en représentant quelques-unes des victimes, ainsi que l'Association marocaine Anazur (espoir en amazigh), qui lutte contre ce fléau qu'est le tourisme sexuel au Maroc et que présidait au moment des faits Abderrahmane Yazidi.
Ses victimes, toutes des Marocaines et pour une quinzaine d'entre elles avaient, lors de procès expéditifs au Maroc à Agadir,  écopé des peines allant de six à une année de prison et incarcérées à la prison d'Aït Melloul.
Certaines furent ensuite graciées mais le mal  avait été fait pour ces doubles victimes aux vies brisées, que Philippe Servaty, lors de ses fréquents séjours dans ce cadre, au Maroc entre 2001 et 2004 et principalement à Agadir, avait laissées dans son sillage avant de prendre la fuite vers sa Belgique natale.
Dans les faits de cette histoire que d'aucuns considèrent comme un simple épisode du feuilleton d'un tourisme sexuel dont notre pays passe pour être champion, des traquenards tendus par l'infâme bonhomme et notamment sur la Toile. Il sollicitait, si l'on peut dire, contre argent et promesses de mariage et d'exil vers le Plat pays des ébats plus ou moins consentis à de niaises jeunes filles, pour certaines mineures au moment des faits, qu'il filmait ensuite.
Les photos prises par Philippe Servaty étaient alors publiées sur Internet dans des sites pour touristes sexuels et particulièrement en Amérique. Deux hackers bien de chez nous se saisissent de quelque 200 d'entre elles et en confectionnent des CD qui seront vendus à 12 DH à Agadir et environ et parfois même dans des boutiques.

Mohamed Jaouad Kanabi
Mardi 4 Décembre 2012

Lu 1181 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs