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Perquisitions dans les milieux islamistes à travers toute la France


La Turquie a mis en garde la France à deux reprises



Plusieurs dizaines de perquisitions se déroulent en France dans les milieux islamistes, apprend-on de sources policières, Manuel Valls déclarant sur RTL que "plus de 150 perquisitions administratives ont été menées". 
"Plus de 150 perquisitions administratives ont été menées" dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats meurtriers vendredi soir à Paris, a annoncé lundi Manuel Valls.
"Les contrôles à nos frontières ont été rétablis. Plus de 150 perquisitions administratives ont été menées et ça va continuer", a déclaré le Premier ministre sur RTL.
Un peu plus tôt lundi matin, on avait appris de sources policières que plusieurs dizaines de perquisitions, sans lien direct avec l'enquête sur les attentats de Paris, s'étaient déroulées depuis dimanche soir en France, dont une trentaine en région parisienne.
Cinq personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une opération autour de Lyon menée dans le cadre de l'état d'urgence et "un arsenal de guerre" dont un lance-roquettes a été découvert, selon une source proche du dossier. Treize perquisitions ont été menées au total en région lyonnaise et dans le secteur de Villefranche-sur-Saône (Rhône). Chez une des cinq personnes interpellées, la police a découvert un lance-roquettes, des gilets pare-balles, plusieurs pistolets et un fusil d'assaut kalachnikov, selon la même source.
Une série de perquisitions et d'interpellations ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi au sein de l'agglomération grenobloise et dans un quartier toulousain où a vécu Mohamed Merah dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de Paris, selon une source proche du dossier.
Cette opération antiterroriste, similaire à d'autres menées ailleurs en France, notamment à Toulouse, concernait des dossiers "pas encore judiciarisés", à mi-chemin entre délinquance de droit commun et radicalisme, a-t-on précisé de même source. Elle n'avait pas de lien direct avec l'enquête sur les attentats de Paris. L'opération a été menée notamment à Grenoble, Saint-Martin d'Hères et Echirolles. Selon le quotidien Dauphiné Libéré, "plus d'une demi-douzaine de personnes" ont été interpellées, des armes saisies ainsi que de l'argent.
Au moins trois personnes ont également été placées en garde à vue, après une perquisition conduite dans le cadre de l'état d'urgence, dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès du parquet. Cette opération s'est déroulée en plusieurs lieux de La Reynerie, dans le quartier toulousain du Mirail.
Cette "perquisition administrative" a été menée sous la direction du préfet, en application de l'état d'urgence décrété au niveau national par le président François Hollande après les attentats à Paris vendredi soir, a-t-on précisé de même source.
La perquisition a donné lieu à la saisie d'objets illicites, dont une arme et du cannabis, conduisant à l'interpellation et au placement en garde à vue "de trois ou quatre personnes", a précisé cette source au parquet de Toulouse.
En mars 2012, Mohamed Merah avait tué sept personnes au nom du jihad à Toulouse et Montauban: trois militaires ainsi qu'un professeur et trois jeunes élèves d'une école juive.
Plusieurs perquisitions de ce type ont été menées en France et dans l'agglomération toulousaine depuis les attentats, a ajouté la source à l'AFP.
Les résultats d'une perquisition dimanche soir à Bobigny (Seine-Saint-Denis) n'ont pas été communiqués dans l'immédiat.
D’un autre côté, la Turquie a mis en garde à deux reprises en un an la France au sujet d'un des militants jihadistes qui s'est fait exploser vendredi soir lors des attentats de Paris, mais assure n'avoir reçu aucune réponse, a déclaré à l'AFP un responsable gouvernemental turc.
La police turque "a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015" au sujet d'Omar Ismaïl Mostefaï, un des assaillants de la salle de concert parisienne du Bataclan, a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat.
"Nous n'avons toutefois jamais eu de retour de la France sur cette question", a-t-il poursuivi.
Après les attentats qui ont fait 129 morts, selon un bilan encore provisoire, un appel à témoin pour tenter de trouver un homme de 26 ans a été lancé par les autorités françaises, la justice belge diffusant de son côté un mandat d'arrêt international.
Lire également pages 18-19

Lundi 16 Novembre 2015

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