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Pensionnaire de l’hôpital d’Inzegane-Ait Melloul : Un fou de pare-brise fait des siennes à Agadir




Mercredi dernier, un forcené, armé de grosses pierres s’est mis à défoncer les pare-brise de voitures stationnées dans un parking non gardé au quartier Erak d’Agadir. Si des passants ne l’avaient pas arrêté, le bilan suite à cette crise de folie aurait été plus lourd. Après l’avoir approché, le propriétaire d’une voiture endommagée, l’a désarmé avec l’aide d’autres personnes, et immobilisé en attendant l’arrivée de la police. Le forcené est un aliéné mental, pensionnaire de l’hôpital provincial d’Inzegane Ait Melloul.
Les incidents dont se sont rendus coupables des aliénés mentaux sont légion à Agadir. Il suffit de faire un tour du côté de souk Al Had, à Bensargaou, Amsernate, Lakhiam et l’abattoir pour s’en rendre compte. Les passants ne sont plus à l’abri d’un acte de folie qui leur coûte parfois des points de suture quand ce n’est pas la vie. Les Gadiris ont toujours en mémoire le drame qui a entraîné la mort de deux citoyens devant le collège Al Fiddia au quartier du même nom ; un aliéné mental échappé de l’hôpital s’est mis à poignarder à tout hasard les gens dans la rue.
La présence des aliénés dans la rue et le climat d’insécurité qui en découle sont à imputer à l’absence d’infrastructure d’accueil de ce type de malades et de moyens humain et matériel susceptibles d’assurer le traitement et le suivi de ces patients quand ils sont internés. Le seul endroit existant, dans le Grand Agadir, se trouve être deux salles à l’hôpital provincial d’Inzegane Ait Melloul. Sous-équipement, manque de personnel qualifié, insuffisance de la capacité d’accueil et d’internement, telles sont les raisons qui font que bon nombre de patients sont traités et remis en liberté, sans tenir compte du danger de la récidive.
Selon des sources, outre le problème de l’infrastructure d’internement à l’hôpital, on constate un manque de coordination entre les services de police et ceux de l’hôpital. Ce dernier est censé prévenir les autorités sécuritaires en cas de relaxation d’un patient, en vain.
Si la situation ne s’améliore pas et que les aliénés mentaux continuent de côtoyer les clochards dans les rues, il ne faudra pas s’étonner qu’un citoyen  soit agressé par un aliéné.

 Nour-Eddine SALLOUK
Mardi 26 Mai 2009

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