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Pékin s’inquiète de la montée de la mer sur le littoral chinois




La hausse progressive du niveau de la mer, provoquée par le réchauffement du climat du globe au cours des 30 dernières années, va contribuer à un accroissement du nombre de catastrophes naturelles le long des côtes chinoises, rapporte mercredi l’agence de presse officielle Chine nouvelle.
Le niveau de la mer sur le littoral chinois a monté de 2,6 mm par an au cours des trois dernières décennies, écrit l’agence, qui cite des documents de l’Administration océanique nationale.
Les températures de l’atmosphère et du milieu marin côtier ont augmenté respectivement de 0,4° et 0,2° Celsius au cours des dix dernières années, ajoute Chine nouvelle.
“L’effet cumulé de la hausse du niveau de la mer, en tant que catastrophe marine ‘progressive’, risque d’aggraver les fortes vagues en cas de tempête, l’érosion du littoral, les entrées d’eau de mer (dans les terres) et autres catastrophes”, ajoute l’agence, en citant cette administration océanique.
Un expert de cette organisation, Liu Kexiu, reconnaît que la montée du niveau de la mer est la conséquence du réchauffement planétaire.
“Les autres facteurs de premier plan sont le tassement du sol à cause des activités humaines, dont la surexploitation des nappes phréatiques et les constructions massives de gratte-ciel dans les régions côtières”, continue-t-il. L’accroissement rapide des émissions de dioxyde de carbone par la Chine place désormais ce pays au centre des enjeux des négociations destinées à trouver un nouveau traité international destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Le gouvernement chinois s’est engagé à réduire de 17% d’ici cinq ans la quantité de dioxyde de carbone émise par les combustibles fossiles, pour chaque unité de croissance de PIB. Mais la Chine populaire a souligné à plusieurs reprises qu’elle n’accepterait pas de plafonnement absolu de ses émissions, estimant que cela représentait un fardeau injuste pour les pays en développement, où les émissions de GES par tête d’habitant sont bien inférieures à celles des pays riches. Elle refuse en outre d’indiquer quand ses émissions pourraient atteindre leur maximum et commencer à décliner. Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a déclaré dans son dernier rapport que la Chine risquait d’être l’une des principales victimes du réchauffement planétaire dans les décennies à venir. Les régions du nord de la Chine sont confrontées d’ores et déjà à une pénurie d’eau, une diminution des récoltes et une augmentation du nombre de tempêtes de sable.
Dans le même temps, dans le sud de la Chine, la fonte des glaciers des hautes montagnes devrait aggraver les risques d’inondations, prévoit le Giec.

Reuters
Lundi 25 Avril 2011

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