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«Pas question de se donner en spectacle, les Marocains attendent autre chose de nous» : A l’USFP, l’heure est au resserrement des rangs




«Pas question de se donner en spectacle, les Marocains attendent autre chose de nous» : A l’USFP, l’heure est au resserrement des rangs
Zone de turbulences, démission au singulier, protestation. Ce mardi matin, plusieurs journaux de la place   ont fait leurs «une» sur l’après Congrès de l’USFP, multipliant les oracles. Les lendemains du 9ème Congrès de l’Union socialiste des forces populaires s’annoncent-ils agités? Dans l’entourage de Driss Lachgar, le nouveau Premier secrétaire élu dimanche 16 décembre et félicité dès lundi 17 par le Souverain, on balaie d’un revers de la main l’ampleur de dissensions. «Peut-être des bouderies qui sont somme toute normales quand un camp perd une élection. Et rien d’autre d’autant que notre parti a choisi de fédérer ses rangs», commente laconique un fidèle du député de Rabat devenu leader. Et pour notre interlocuteur,  la démission d’Ali Bouabid, membre du Bureau politique sortant, est «plus à situer sur le registre médiatique que politique».
Tout a commencé avec le report de l’élection des 300 membres de la Commission administrative –prévue par vote électronique le dimanche 16 novembre après celle du Premier secrétaire- qui devaient par la suite choisir les membres du Bureau politique. Très vite, la rumeur a couru : les mécontents ont quitté le congrès, des parlementaires menacent de démissionner, on parle même de scission ! Le président du 9ème Congrès, Abdelouahed Radi explique, rassurant, les raisons du report de cette double élection. Des raisons qui sont d’abord techniques puisque les Ittihadis ont décidé de recourir au vote électronique pour élire leurs instances exécutives. «Des défaillances  techniques ont été constatées. Nous avons préféré reporter cette séance pour que le vote et l’élection de la commission administrative se fassent dans les conditions de sécurité et de sérénité requises. L’élection des membres de la Commission administrative et celle du Bureau politique auront lieu dans les meilleurs délais », a fait savoir M. Radi dans un communiqué rendu public lundi. « De plus, précise un ténor du parti de la Rose, tous les congressistes, fatigués par 72 heures de mobilisation intense, ont accepté de reporter cette séance. Si Lachgar et les siens avaient voulu profiter de la situation, ils auraient pu exiger qu’une telle élection se fasse coûte que coûte dimanche dernier à Bouznika. Au contraire, le Premier secrétaire nouvellement élu, par une large majorité obtenue au premier tour comme au second, est en faveur de ce report afin que cette élection se fasse loin de toute précipitation et nervosité. Ce qui traduit bien une volonté de serrer les rangs et capitaliser une victoire. Même si cela a un coût financier important puisqu’il s’agira de réunir de nouveau les 1800 congressistes. C’est le prix à payer pour  sauvegarder l’unité de notre famille politique», soutient un Usfpéiste qui a fait campagne pour Driss Lachgar.

« Une gestion collégiale de l’USFP »

Du côté des soutiens d’Ahmed Zaïdi, le challenger de D. Lachgar au second tour de l’élection au poste de Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, la consigne est visiblement à l’unité du parti. Pas question de se donner en spectacle, de céder au psychodrame  et aux déchirements entre amis politiques. « Rien ne sera fait qui porterait atteinte à l’USFP. Les Marocains nous regardent et attendent autre chose de nous. Il faut bien le dire, l’élection du Premier secrétaire s’est déroulée dans les conditions de transparence attendues de tous » affirme un député qui a défendu la candidature du président du Groupe socialiste à la Chambre des députés.
Si le temps est à l’apaisement, il est aussi à la négociation. L’arithmétique peut aussi se mêler de politique. « Une manière de dépasser l’exclusion et  l’hégémonie et d’aboutir à la collégialité de la gestion », relève un observateur de la chose politique tout en pensant à la représentativité (proportionnelle ?) des prochains Bureau politique et  Commission administrative de l’Union socialiste des forces populaires. Leur élection devrait intervenir dans les prochains jours.  Une politique de la main tendue clairement assumée par le nouveau Premier secrétaire de l’USFP qui a immédiatement annoncé après son élection qu’il optait pour « une gestion collégiale du parti »

Narjis Rerhaye
Mercredi 19 Décembre 2012

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