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Participation remarquée de l’USFP à la réunion de l’Internationale socialiste

Abdesselam Eddebbarh et El Moussaoui El Ajlaoui appellent au règlement des conflits sans violence armée et au respect de l’intégrité territoriale des Etats africains




Participation remarquée de l’USFP à la réunion de l’Internationale socialiste
La promotion de la paix, de la démocratie et de la bonne gouvernance étaient au centre de la réunion du Comité Afrique de l’Internationale socialiste tenue tout récemment à Dar Es-Salaam, en Tanzanie.
Des leaders et représentants de plus de vingt partis dont l’USFP, représenté par Abdesselam Eddebbarh et El Moussaoui El Ajlaoui, ont pris part à cette importante réunion de deux jours au cours de laquelle les participants ont manifesté leur volonté de promouvoir le développement et la stabilité économique, l’autonomisation, l’émancipation des peuples africains et la résolution des conflits en Afrique. Un continent qui, en dépit de la richesse de ses ressources naturelles et humaines, « peine à se développer, alors que tout le monde s’accorde pour reconnaître que l’essentiel de la croissance future devrait avoir lieu dans le continent », a déploré Abdesselam Eddebbarh.
Intervenant sur le thème « Pour une économie au service de l’ensemble de la population, respectueuse de la nature et porteuse de croissance », ce dernier a estimé que « la question de la croissance inclusive est de plus en plus cruciale eu égard, non seulement à l’évolution de la situation du continent africain, mais aussi celle que connaît le monde à la suite de la crise financière et économique apparue dès 2008, des nouvelles relations entre les grandes puissances (arrangements, tensions, …) et la place de l’Afrique dans la nouvelle vision géostratégique ».
Au cours de son exposé, le socialiste marocain est aussi revenu sur les principales entraves (internes et externes) au développement du continent, déplorant les faiblesses internes résultant des structures politiques et socioéconomiques depuis les indépendances, les politiques néolibérales d’ajustement structurel ainsi que l’instabilité sociopolitique, accentuée par la corruption et l’absence de la bonne gouvernance. 
Abdesselam Eddebbagh a également observé « l’inadéquation du système éducatif (qui), plus de cinquante ans après les indépendances de la plupart des pays africains, n’est toujours pas adapté aux réalités du monde et à l’évolution des sociétés africaines ». Et déploré la négligence de l’agriculture, les faiblesses internes des économies africaines et les contraintes imposées par l’ordre économique mondial.
il a ainsi invité l’IS «à plus d’actions concrètes non seulement pour appuyer les actions des forces de progrès agissant sur le continent, mais aussi et surtout dans la recherche de relations équilibrées et équitables des  pays africains avec le monde dit développé et les organisations internationales y compris celles issues des accords de Bretton-Wood… ».
S’exprimant sur le thème « Notre engagement envers la paix et de résolution des conflits dans la région », El Moussaoui El Ajlaoui a pour sa part, rappelé que « les conflits, l’insécurité et la mauvaise gouvernance posent de véritables problèmes pour la stabilité, la démocratie et l’unité de l’Etat dans plusieurs régions en Afrique».
Poursuivant son exposé, il a ajouté que « l‘implantation du jihadisme, les revendications autonomistes ethniques multiformes, la tentation séparatiste et la porosité des frontières constituent désormais un problème endémique qui menace frontalement la stabilité fragile».
Face aux défis de paix et de stabilité que connaissent de nombreux pays africains, « nous réitérons notre soutien aux partis maliens membres de l’Internationale socialiste, le RPM et l’ADEMA et nous les félicitons pour leur rôle dans la sortie du Mali de  la grave crise qui a secoué le pays et la région en  2012, et pour le retour de la légalité politique et de la légitimité démocratique », a-t-il rassuré. 
Au regard du contexte, El Moussaoui El Ajlaoui estime indispensable  pour le Comité Afrique de l’Internationale socialiste de se pencher sur cette nouvelle génération des conflits qui secouent l’Afrique. A ce propos, a-t-il indiqué, « l’USFP appelle au règlement des conflits, sans violence armée et sans conditions, à respecter l’intégrité territoriale des Etats africains. L’USFP appelle  à un soutien plus conséquent aux processus de réconciliation nationale et de stabilité politique dans l’ensemble des régions menacées en Afrique ».
Il a également invité le Comité Afrique à élaborer un programme de séminaires régionaux qui « permettent à notre comité de faire le vrai diagnostic et le suivi des problèmes multiformes qui secouent certaines régions de notre continent ».
Mais tout n’est pas pour autant sombre sur le continent. En effet, malgré les nombreux problèmes auxquels il est confronté, Abdesselam Eddebbagh note que « l’Afrique a enregistré au cours de la dernière décennie un redressement économique significatif qui s’est traduit par une croissance relativement forte de son PIB. Celui-ci a augmenté de 5,2 % en moyenne entre 2001 et 2010 sur l’ensemble du continent. Sur cette période, l’Afrique a été, avec la Chine et l’Amérique latine, l’une des régions du monde ayant enregistré la croissance économique la plus significative ».
En revanche, poursuit-il, « la question qui se pose à nous est celle du type de croissance pour le futur », soutenant à cet égard la nécessité du passage d’une croissance élevée à une croissance inclusive. Car, constate-t-il, « la croissance économique de la dernière décennie s’est avérée en partie inefficace du point de vue de la réduction de la pauvreté. Dans plusieurs cas, elle a accentué les inégalités entre secteurs d’activités, territoires, classes d’âge et de genre, ce qui a constitué un facteur de risque pour la stabilité plutôt qu’une opportunité lors des dernières années ».
« Ainsi donc, il va falloir mettre l’accent non seulement sur le taux de croissance mais sur le type de croissance », a-t-il suggéré. La croissance inclusive pouvant dès lors s’articuler autour de trois axes : une croissance reposant sur une base large d’acteurs, une forte création d’emplois productifs dans divers secteurs  et une attention particulière portée aux groupes défavorisés (jeunes, femmes, populations rurales).
Il est à noter qu’à l’issue de cette rencontre,  « les participants se sont engagés à aller de l’avant avec détermination, tout en prenant des initiatives pour faire face aux nouveaux défis dans l’accomplissement de leurs principes et des valeurs communes relatives à cette époque de réponses démocratiques  indispensables et solutions, pour aider à transformer le continent africain en une région de paix, de  stabilité et de démocratie ». Ils ont aussi réaffirmé leur engagement et leur soutien pour l’Internationale socialiste.


Alain Bouithy
Lundi 14 Avril 2014

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