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Parité et égalité des chances, une revendication noble et irréversible

Saloua Karkri Belkeziz : Les femmes ont pour mission de faire évoluer les choses




Parité et égalité des chances, une revendication noble et irréversible
L’AFEM organise 
ses Tech Women’s Day
 
L’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (AFEM) et l’Association des sociétés du Technopark (ASTEC) organisent, du 6 au 8 mars courant à Casablanca, les Tech Women’s Day, en partenariat avec l’université Mundiapolis.
Dans ce cadre, l’AFEM a commémoré, jeudi dernier, la Journée internationale de la femme. Et ce, en rendant un vibrant hommage à des femmes méritantes, telles que Saloua Karkri Belkeziz, ancienne députée USFP, présidente honoraire et fondatrice de l’AFEM, Fatima Marouane, ministre de l’Artisanat, de l’Economie sociale et solidaire, Soumaia Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres et Zineb El Adaoui, wali de la région du Gharb et gouverneur de la province de Kénitra. 
Cette journée, organisée sous le thème: «Accès de la femme marocaine aux centres de décision : entre volonté politique et réalité», a par ailleurs constitué une occasion inestimable pour que des femmes exceptionnelles, qui ont marqué le paysage économique et politique de notre pays, se retrouvent dans le but de partager leurs expériences, leurs réalisations professionnelles et personnelles et de débattre des meilleures pratiques de gouvernance.
Lors de son allocution d’ouverture, Laila Miyara, présidente de l’AFEM, a déclaré: «Comme chaque année, depuis la création de notre Association, en 2000, nous sommes rassemblés, femmes et hommes, pour rappeler, d’abord, l’actualité et l’urgence de lutter contre toutes les formes de discrimination, d’inégalités et de violences à l’encontre de la femme. C’est cela le sens de la Journée internationale de la femme que nous célébrons par anticipation suite à des interférences d’agendas». Et d’ajouter: «C’est donc avec deux jours d’avance que nous célébrons cet anniversaire en mettant la femme à l’honneur, en saluant son rôle croissant et sa place prépondérante dans la société marocaine. Je tiens également à saluer les succès et les challenges remportés par la femme marocaine et la consécration de ses droits, de la parité et de l’égalité avec l’homme par la Constitution du 1er juillet 2011».
Pour sa part, Saloua Karkri Belkeziz a précisé: «Je suis ravie de voir une salle mixte, pour célébrer la Journée internationale de la femme. Cela est très rare. Alors je pense que le fait que les hommes soient avec nous aujourd’hui, qu’ils nous écoutent et qu’on discute ensemble, représente une belle avancée».
«Je voudrais bien être optimiste, assure-t-elle, mais j’ai aussi quelques demandes. C’était en 2000 que nous avions créé l’AFEM, et c’est grâce au travail de l’ensemble des membres que cette Association a aujourd’hui cette renommée grandissante aussi bien au Maroc qu’à l’étranger ». 
D’autre part, Saloua Karkri Belkeziz s’est dit fière du nombre de femmes ministres dans le gouvernement actuel. «Nous avons six ministres femmes dans notre gouvernement et nous en sommes fières. D’autant plus que les portefeuilles que détiennent ces femmes sont  très importants.  L’environnement, nous en avons besoin, l’eau également. L’éducation est indispensable. Les affaires étrangères constituent aussi un domaine très important.  Je reste alors persuadée que ces femmes ont une double mission: la première est de réussir les objectifs de leurs portefeuilles, la seconde qui est aussi indispensable est de faire évoluer les choses de sorte qu’à la fin de leurs mandats, elles soient toutes fières de leurs réalisations».  «Parce que quatorze années de militantisme, ce n’est pas pour arriver à 26% de taux d’activité ou à 10 % de celui de création d’entreprises par des femmes. Nous devons nous demander ce qui se passe », a-t-elle conclu.
Quant à Hakima El Haiti, ministre déléguée, auprès du ministre de l’Energie et des Mines, elle a affirmé que «la problématique des femmes n’est pas une affaire marocaine,  c’est plutôt une problématique mondiale, qui existe dans les pays les plus avancés de la planète. Mais nous devons nous réjouir des résultats que nous avons réalisés jusqu’à présent».
 «Regardez ce qui a été fait par les hommes. Regardez ce qui est en train de se passer dans le monde: la crise européenne, la chute  de l’économie mondiale, les guerres… Hé bien, sachez que, nous les femmes, nous n’avons participé qu’à 4% des décisions depuis l’année 2000. Ce qui explique qu’on y est pour rien dans tous ces malheurs du monde», a-t-elle ironisé.  

Lire : Aïcha Belarbi, Nous avons une femme wali, plusieurs femmes au gouvernement mais finalement 
à quoi tout cela rime-t-il ?  Rubrique "Invité" 


Mehdi Ouassat *
Samedi 8 Mars 2014

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