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Paris et Berlin expriment leur soutien à Athènes : Les Grecs de nouveau aux urnes en juin




Paris et Berlin expriment leur soutien à Athènes : Les Grecs de nouveau aux urnes en juin
La Grèce va devoir retourner aux urnes d’ici fin juin après l’échec de la formation d’un gouvernement de coalition, qui a de nouveau perturbé les bourses mondiales mais la France et l’Allemagne ont affiché leur soutien au pays pour le maintenir dans la zone euro.
La chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président français François Hollande se sont dits prêts «à étudier la possibilité de mesures supplémentaires pour la croissance en Grèce», si Athènes le demandait.
Ils ont aussi affirmé lors de leur rencontre à Berlin leur volonté que le pays «reste dans la zone euro».
M. Hollande, sur lequel mise Athènes pour alléger la rigueur que ses créanciers, UE et FMI, lui ont imposée depuis 2010, a dit qu’il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. La Grèce traverse une période de vide politique après l’échec d’une réunion de dernière chance mardi des dirigeants des partis sous l’égide du président de la République Carolos Papoulias pour la constitution d’un gouvernement de coalition.
«Nous allons hélas de nouveau vers des élections, dans quelques jours, dans de très mauvaises conditions», a affirmé le dirigeant des socialistes Pasok et ex-ministre des Finances Evangélos Vénizélos, faisant allusion à la situation grave des finances du pays et au risque d’une sortie de la zone euro.
L’annonce du naufrage des discussions et le recours à de nouvelles élections en juin, a fait chuter lourdement l’euro, tombé sous le seuil de 1,28 dollar pour la première fois depuis quatre mois. Les principales Bourses en Europe ont clôturé en baisse, Paris a perdu 0,61%, Londres 0,51%, Francfort 0,79% et Madrid 1,60%, sans toutefois céder à la panique. La bourse d’Athènes a perdu 3,62%.
La Bourse de New York a accentué son recul malgré une séance en grande partie dans le vert: le Dow Jones a lâché 0,50% et le Nasdaq 0,30%. Lors des législatives du 6 mai en Grèce, au cours desquelles aucune majorité ne s’est dégagée, les deux piliers du système politique du pays, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), ont été sanctionnés pour l’austérité imposée et dictée par les créanciers en échange des prêts internationaux pour éviter au pays la faillite.
L’échec des tractations pour trouver un gouvernement de coalition depuis dix jours a ravivé les inquiétudes sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde a évoqué mardi à Paris la possibilité d’une «sortie ordonnée» de la Grèce de la zone euro, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision France 24.
«Si les engagements budgétaires de ce pays n’étaient pas tenus, il y a des révisions appropriées à faire et cela veut dire soit des financements supplémentaires et du temps supplémentaire soit des mécanismes de sortie qui devrait être une sortie ordonnée dans ce cas», a-t-elle déclaré.
Selon les médias grecs, la date la plus probable du nouveau scrutin est le 17 juin, soit un mois après la proclamation officielle des législatives.
La date devait a priori être connue lors d’une réunion des chefs de partis mercredi  sous l’égide du président de la République Carolos Papoulias, destinée à former un gouvernement dit «de service», uniquement chargé d’expédier les affaires courantes et d’organiser le scrutin.
 Le maintien de la Grèce dans la zone euro sera «le dilemme» posé par «les prochaines élections», a estimé mardi soir le ministre socialiste grec sortant des Finances, Philippos Sahinidis à la télévision grecque Mega.
«La Grèce se trouve à un point crucial (...) le dilemme est le maintien du pays dans l’euro, non parce que certains vont tenter de nous faire sortir, mais parce que nous ne serons pas capables de répondre à nos engagements qui nous garantissent notre maintien dans l’euro», a dit M. Sahinidis, qui avait participé lundi soir à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

Libé
Jeudi 17 Mai 2012

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