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Paris, Washington et Londres travaillent sur une résolution contraignante

Une riposte à l’initiative russe en Syrie




Paris, Washington et Londres travaillent sur une résolution contraignante
La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni s’apprêtaient lundi à discuter à Paris d’un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, pour mettre en forme l’accord américano-russe sur les armes chimiques de la Syrie, au moment où est attendu le rapport crucial des inspecteurs de l’ONU sur le «massacre» du 21 août.
Le président français François Hollande reçoit lundi matin, en présence de son chef de la diplomatie, Laurent Fabius, les ministres américain et britannique des Affaires étrangères, John Kerry et William Hague, pour négocier le projet de résolution que le chef de l’Etat voudrait voir voté «avant la fin de la semaine».
Selon le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le rapport des inspecteurs va «conclure de manière accablante» à l’utilisation d’armes chimiques, sans toutefois désigner qui est responsable du massacre du 21 août, qui a fait quelque «1.500 morts», selon Washington.
MM. John Kerry et son homologue russe, Sergueï Lavrov, sont convenus d’une nouvelle réunion «à New York autour du 28 septembre», afin de fixer une date pour une conférence de paix sur la Syrie.
Tout en laissant entendre que la Russie pourrait dans l’avenir soutenir un recours à la force en cas de non-respect de l’accord, le chef de la diplomatie russe a prévenu que Moscou vérifierait minutieusement toutes les informations accusant le gouvernement syrien.
L’option d’une intervention militaire reste sur la table, a averti dimanche François Hollande, tout comme John Kerry. Le secrétaire d’Etat a déclaré à Jérusalem que la menace d’une action militaire des Etats-Unis restait «réelle». S’exprimant après sa rencontre avec M. Kerry, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a également estimé que «pour que la diplomatie ait une quelconque chance de réussir, elle doit être accompagnée d’une menace militaire crédible».
A Damas, au premier jour dimanche de la rentrée des classes, l’accord a fait renaître auprès de certains habitants l’espoir de voir la fin d’une guerre qui a fait plus de 110.000 morts en deux ans et demi.
L’opposition syrienne, qui avait exprimé sa frustration après l’accord, a pour sa part appelé la communauté internationale à imposer également au régime syrien une interdiction d’utiliser les missiles balistiques et l’aviation contre les civils.
Parmi les rendez-vous diplomatiques de la semaine, John Kerry doit rencontrer à Paris lundi le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Faiçal, et Laurent Fabius se rend mardi à Moscou pour s’entretenir avec Sergueï Lavrov du projet de résolution à l’ONU. Un projet, élaboré par Paris la semaine dernière, avait été jugé «inacceptable» par Moscou. Il servira pourtant de «point de départ» pour les nouvelles discussions, selon une source diplomatique française.

AFP
Mardi 17 Septembre 2013

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