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Parcours d’une personnalité politique arabe sur scène

«Bourguiba, dernière prison», dernière création de Raja Farhat, en tournée au Maroc




Parcours d’une personnalité politique arabe sur scène
«Votre Bourguiba est saisissant de vérité. Vous avez restitué le personnage avec des détails inséparables de l’image que nous gardons de lui. Cette résurrection de Bourguiba, pour un soir, était une magnifique  prouesse ».
C’est en ces termes que Chedli Klibi, écrivain et fondateur du ministère tunisien de la Culture, salua Raja Farhat pour sa prestation dans «Bourguiba, dernière prison».
Portée par la Compagnie du théâtre Sadiki de Tunis, la dernière création de l’auteur et metteur en scène tunisien sera donnée en représentation en janvier prochain au Maroc, dans le cadre d’une tournée internationale.
Après Paris, Aix-en-Provence et Dubaï, Raja  Farhat jouera cette pièce à Casablanca, Rabat et Tanger à l’invitation de l’Association  socioculturelle Al Manar. Pour le bonheur de nombreux Marocains qui (re)découvriront une grande figure politique et intellectuelle du XXème : Bourguiba.
Cette œuvre est une biographie avec des connotations shakespeariennes, racontant la vie du « combattant suprême » à travers plusieurs péripéties.
Comme le suggère le synopsis, « la pièce traite de la vie du leader Habib Bourguiba tout au long du XXème siècle, dans sa lutte contre la colonisation française et son combat admirable pour l’édification de l’Etat tunisien moderne, outre la période noire vécue par le leader en résidence surveillée dans la villa du gouverneur de Monastir, durant 13 ans, de 1987 (date du coup d’Etat de Ben Ali) à 2000, date de sa mort », souligne-t-on.
Une véritable séance d’évocation d’un passé  cher aux Tunisiens qui a « le pouvoir d’exorciser certaines inquiétudes sur le bonheur du pays, ou quelques interrogations, encore lancinantes sur le passé », estime l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe. Mais pourquoi s’intéresser maintenant seulement à ce grand leader ? Raja  Farhat s’explique : « Bourguiba était censuré du temps de la dictature. Il y avait une sorte d’opacité totale dans le dessein de l’occulter. Maintenant que le débat est libre et ouvert, on peut poser  les jalons d’une réflexion nationale, régionale sur les grandes options intellectuelle, politique, économique et sociale pour résoudre  la quadrature du cercle : comment être des musulmans modernes au 21ème », a-t-il confié à Libé.
Il est à noter que la pièce « Bourguiba, dernière prison » sera suivie d’un film qui retrace le parcours de cette personnalité hors pair.

Alain Bouithy
Samedi 16 Novembre 2013

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