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Papa, maman, les vacances sont là !

Une question qui pose un vrai dilemme pour les parents




Papa, maman, les vacances sont là !
Où aller ? «Avant, quand les enfants étaient plus petits, nous étions les seuls maîtres à bord et on organisait nos vacances selon nos moyens et parfois même, il nous  arrivait de ne pas voyager. Mais là, les enfants deviennent plus exigeants et refusent de partir en vacances avec nous.  Plus ils  grandissent, plus ils marquent leur indépendance», ainsi témoigne Khadija, mère de trois enfants. Et ce n’est pas Amina qui va la contredire. Elle conforte sensiblement son témoignage : «La grande question ! Autant j’attends avec impatience l’arrivée des vacances pour  souffler un coup, autant je les appréhende. Et pour cause, le sujet suscite beaucoup de débats au sein de notre famille. Répondre aux sempiternelles questions : qui va où, quand et comment ? Avec tout ce que cela engendre comme frais, bien évidemment». Difficile de contenter tout le monde.  Fini le temps où les parents emmenaient leurs enfants à la campagne sans que ces deniers aient à rechigner. Une destination  qui s’imposait en quelque sorte comme une cure de bien-être. Hélas, les enfants ne le voient plus du même œil. En effet, les conditions de vie ont beaucoup évolué et pour eux, aller à la campagne c’est plutôt ringard. Il va de soi qu’avec les nouvelles technologies, le monde est devenu un petit village. En surfant sur Internet, ils découvrent d’autres façons bien plus agréables de passer ses vacances. «Aller chez mes grands-parents….oui je veux bien mais juste pour un week-end et non pour passer des vacances», s’insurge Rayan du haut de ses 10 ans. Et d’ajouter : «En plus, la connexion Internet est très mauvaise», autrement dit, l’essentiel fait défaut.
Mais il n’y a pas que le choix de la destination des vacances qui pose problème, leur longue durée n’est pas pour plaire à tout le monde. «Deux longs mois ! s’exclame Fatiha. On ne part en vacances que pour trois semaines. Le reste du temps, je dois gérer les humeurs de mes enfants (5 et 7 ans), jouer à l’arbitre lors de leurs disputes incessantes. Je ne me résous pas à l’idée de les confier à quelqu’un vu leur jeune âge». Mais cette mère poule paie cher cet état de fait. Elle se retrouve au bord de la crise de nerfs et sa voisine abonde dans le même sens. «Mon Dieu, je vis les vacances comme un cauchemar. La journée est complètement chamboulée. Je me retrouve sans repères. Mes deux enfants passent des nuits blanches collés à leurs ordinateurs et ne pointent le nez que vers 13h. Que servir alors à ces messieurs, petit déjeuner ou déjeuner? J’ai du mal à les intéresser à autre chose. Que de journées perdues à ne rien faire», regrette-t-elle amèrement.
Encore une fois, l’argent demeure invraisemblablement le nerf de guerre.  On se trouve prisonniers de ses moyens financiers. D’autant plus que depuis  quelques années déjà, Ramadan ravit presque la vedette, dans le classement des priorités, aux  vacances scolaires ou encore à  la rentrée scolaire.
D’aucuns semblent  avoir trouvé la parade. «Je me contente d’inscrire mes enfants dans les colonies de vacances auprès des communes urbaines. Là-bas au moins, ils  sont pris en charge par des encadrants et se retrouvent avec des gamins de leur âge». Une version plus sophistiquée de ce genre d’initiative est organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports à des prix abordables. Ainsi, le programme de voyages de jeunes offre une palette de destinations pour tous les âges. Des séjours qui combinent activités éducatives, culturelles, sportives avec des soirées animées et des sorties encadrées par des Marocains et des étrangers. Ainsi entre des rencontres thématiques, 1000,00 DH (12 j), la rencontre internationale de jeunes (2500 DH/12 j), un voyage en Tunisie (5000DH/10j) ou encore en Grèce (7500DH/12j), difficile de faire son choix tellement les propositions sont intéressantes. Mais les critères de sélection restent les seuls à déterminer la destination.
Par ailleurs, comme depuis quelques années, les vacances scolaires coïncident, du moins en partie, avec le mois sacré, bon nombre de familles prennent en compte cette contrainte. C’est le cas de ce père de famille : «Le Ramadan en été, c’est pas évident. Comme nous vivons à Marrakech, la chaleur est insoutenable. Difficile de jeûner, car on a du mal à respirer. Chaque été, nous jetons notre dévolu sur une ville côtière. Que ce soit à  Oualidia, El Jadida ou même Asilah, nous profitons de la fraîcheur à des prix très raisonnables, entre 300 et 500 DH par jour», précise-t-il avec beaucoup de satisfaction.
Et les parents continuent de faire preuve d’ingéniosité afin de contenter au mieux leurs enfants…

Nezha Mounir
Vendredi 5 Juillet 2013

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