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Pakistan: Rehman, une lourde perte pour les talibans et peut-être pour la paix

Sa mort est un coup de massue pour le TTP




Pakistan: Rehman, une lourde perte pour les talibans et peut-être pour la paix
La mort du numéro deux des talibans pakistanais est un sérieux revers pour la rébellion dont il était une pièce maîtresse, mais aussi pour un éventuel processus de paix qu'il était l'un des seuls à pouvoir mener pour son camp, soulignent jeudi les analystes.
Wali ur-Rehman, l'une des têtes pensantes du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), principal groupe islamiste rebelle en guerre ouverte contre le gouvernement d'Islamabad qu'il juge inféodé à l'Occident, a été tué mercredi matin par un tir de drone américain dans le Waziristan du Nord.
Sa mort dans cette zone tribale du nord-ouest frontalière de l'Afghanistan, principal repaire du TTP et de ses alliés d'Al-Qaïda, annoncée officieusement par des responsables pakistanais, a été confirmée jeudi à l'AFP par les rebelles.
Les Etats-Unis avaient mis à prix la tête de Wali ur-Rehman, offrant 5 millions de dollars en échange d'informations pouvant mener à la capture de celui qui est accusé de faciliter la circulation transfrontalière des rebelles talibans qui combattent les forces occidentales menées par les Américains en Afghanistan.
L'ensemble des analystes pakistanais interrogés jeudi par l'AFP soulignent que Wali ur-Rehman, environ 42 ans, était une pièce maîtresse du TTP depuis sa fondation en 2007 par Baitullah Mehsud. Ce dernier fut lui aussi tué par un tir de drone, en 2009, et remplacé depuis au poste de numéro un par Hakimullah Mehsud.
Au sein d'un TTP qui abrite nombre de factions tribales parfois concurrentes, Wali ur-Rehman était le seul leader à inspirer autant de respect depuis Baitullah Mehsud, souligne Saifullah Khan Mehsud, spécialiste des zones tribales.
"Sa mort est un coup de massue pour le TTP, qui a perdu sa principale personnalité politique, un homme respecté à tous les niveaux. Cela va être très dur de le remplacer", faute de leaders d'envergure restants, estime M. Mehsud.
Membre de la tribu des Mehsud qui domine le TTP, Wali ur-Rehman a reçu une solide formation religieuse avant de prendre les armes, contrairement à Baitullah ou Hakimullah Mehsud, considérés d'abord comme des combattants.
Il a également milité dans sa jeunesse pour le parti religieux du Jamiat Ulema-e-Islam Fazl (JUIF), intégré dans le jeu politique classique mais également historiquement proche des talibans. Sa mort intervient alors que le prochain Premier ministre Nawaz Sharif n'a pas écarté la possibilité de pourparlers de paix avec le TTP pour mettre fin à la vague d'attentats rebelles qui ensanglantent le pays depuis 2007.

AFP
Samedi 1 Juin 2013

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