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Pakistan : Le Président Asif Ali Zardari inondé de critiques




Le Président pakistanais Asif Ali Zardari est rentré hier dans son pays ravagé par les inondations, où il doit faire face à une vague de critiques pour avoir effectué une tournée en Europe alors même que les habitants étaient confrontés à la pire catastrophe naturelle qu'ils aient jamais connue.
La ville de Muzaffargarh, dans le Penjab, se vidait littéralement de sa population après l'alerte aux inondations lancée lundi soir. Cette métropole de 250.000 habitants est située entre le fleuve Indus et son affluent, la rivière Chenab, deux cours d'eau en crue sous l'effet des pluies de mousson torrentielles.
Muzaffargarh pourrait être touchée prochainement par les inondations, selon Hassan Iqbal, un responsable du district de Dera Ghazi Khan. "Ça pourrait ne pas se produire mais il y a un danger pour la ville", a-t-il déclaré à l'Associated Press.
Les autorités locales ont donc lancé une alerte aux inondations lundi soir. De nombreux habitants ont alors fui, même si certains hommes sont restés pour protéger maisons et boutiques. "Il ne fait aucun doute que notre ville est presque vide maintenant", a rapporté Mohammed Saleem, un commerçant de 42 ans qui a envoyé sa femme et ses enfants à Multan.
L'hôpital local manquait de personnel, de nombreux médecins et employés ayant évacué. "Nous avons mis des sacs de sable autour de notre hôpital pour le protéger des inondations éventuelles, mais nous ne savons pas si ça aidera", a confié Ashiq Malik, un responsable de l'établissement.
Le Président Asif Ali Zardari est rentré hier à Karachi, dans le sud du Pakistan, après un voyage européen qui a fait baisser sa popularité, déjà bien maigre au départ. Le chef de l'Etat s'est rendu en France et en Grande-Bretagne alors même des pluies torrentielles s'abattaient sur le Pakistan. Ses conseillers ont fait valoir qu'il se devait d'effectuer cette tournée diplomatique, notamment au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique David Cameron ayant récemment laissé entendre que les services secrets pakistanais soutenaient des groupes terroristes.
Les Pakistanais inondés estiment cependant que leur Président aurait dû rester auprès d'eux dans cette épreuve. Les critiques à son égard se sont faites particulièrement acerbes après la publication d'informations selon lesquelles le Président Zardari aurait visité le château de sa famille en France.
Le chef de l'Etat doit se rendre mercredi à Islamabad. Il doit y rencontrer les dirigeants des provinces pour dessiner un plan d'aide aux régions sinistrées, a expliqué Fauzia Wahab, porte-parole du Parti du peuple pakistanais (PPP) au pouvoir.
Les inondations ont fait plus de 1.500 morts et 13,8 millions de sinistrés en deux semaines au Pakistan, selon l'ONU. L'aide humanitaire peut difficilement atteindre certaines régions isolées car des routes et des ponts ont été détruits et le mauvais temps empêche les hélicoptères de décoller.


AP
Mercredi 11 Août 2010

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