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Ozil, retour gâché sur la terre de ses premiers exploits




Le milieu offensif de l'Allemagne Mesut Ozil n'a pas démérité face à la France mercredi, mais son retour sur la pelouse de ses premiers exploits, à Brême, a été gâché par une défaite (2-1) contre laquelle il a semblé incapable de se révolter. Adulé par le public local, Mesut Ozil a joué dans son registre: grosse disponibilité, passes millimétrées, vision du jeu aiguisée. Il est probablement le joueur qui s'en est le mieux sorti dans une équipe d'Allemagne où les absences conjuguées de Schweinsteiger, Podolski et Lahm, se sont nettement fait sentir.
Dans les arrêts de jeu de la première période, il a même été à quelques centimètres d'égaliser, éliminant Cabaye sur un contrôle orienté d'école, avant de décocher une frappe du gauche que Lloris, bien qu'il se soit détendu de tout son long sur sa gauche, était tout heureux de voir filer hors de ses cages.
Ce match a toutefois révélé la seule chose qui lui manque encore pour avoir l'aura d'un Schweinsteiger en équipe nationale ou d'un Cristiano Ronaldo en club à Madrid: le tempérament.
Très humble, il répète à longueur de conférence de presse que ce qui compte pour lui c'est "d'exploiter (son) potentiel au maximum, de rendre autant que possible service à l'équipe et d'avoir la confiance de l'entraîneur".
Mais quand l'équipe ne tourne pas comme une horloge, comme mercredi soir face aux Bleus, lui font défaut le charisme et l'agressivité nécessaires pour renverser le cours de la partie.

Gendre idéal

Boitillant, il a passé les 5 dernières minutes face à la France les épaules baissées. Fatigue due à la répétition des matches ? Sans doute. Fatalisme et manque de révolte ? Pas impossible.
La leçon est d'autant plus amère qu'elle a eu lieu dans le stade où il a réalisé ses premiers exploits.
Incapable de s'imposer durablement à Schalke 04, club de sa ville natale de Gelsenkirchen, il avait rejoint les Vert et Blanc en 2008.
Et il avait choisi ce club du nord de l'Allemagne à la tradition de jeu obstinément tourné vers l'offensive, et où les meneurs de jeu s'épanouissent, comme le Français Johan Micoud en son temps, ou encore le Brésilien Diego, qu'il a remplacé après son départ à la Juve.
C'est là que son talent a explosé. Il a mené le club vers une victoire en Coupe d'Allemagne 2009, marquant le but décisif face à Leverkusen (1-0) et à une finale de la dernière édition de la Coupe de l'UEFA, devenue Europa League ensuite, perdue face à Donetsk. Il connaît sa première sélection en février 2009 et devient vite indispensable, avant de faire une Coupe du monde 2010 de feu et d'être enrôlé dans l'armée de stars du Real Madrid, où il s'est rendu tout aussi incontournable.
Mais s'il veut devenir une vraie star il ne pourra pas se contenter de son image de gendre idéal - fut-il doublé d'un joueur au jeu magnifique à regarder.

AFP
Vendredi 2 Mars 2012

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