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Özil, le sauveur de Mourinho




Özil, le sauveur de Mourinho
Le meneur de jeu allemand du Real Madrid Mesut Özil, qui avait essuyé en début de saison les critiques de José Mourinho, a évité mardi aux siens une défaite à domicile contre Dortmund (2-2) en Ligue des champions, tirant ainsi son entraîneur d’une situation fâcheuse.
Sans être brillant, l’international allemand a toutefois eu une influence décisive dans le nul arraché sur le fil à Bernabeu, en délivrant une passe décisive sur le premier but de Pepe (34e) et surtout en transformant un coup franc au coup de gong (89e).
Alors que Ronaldo était aux abonnés absents, c’est le natif de Gelsenkirchen, dans ce même bassin de la Ruhr d’où venait justement son adversaire mardi, qui a pris ses responsabilités, provoquant par son coup franc plus subtil que puissant le soulagement général sur le banc du Real.
Avec ce but de dernière minute, le milieu de 24 ans a désamorcé une crise à la maison blanche, qui, compte tenu des attentes toujours très fortes à Madrid en Ligue des champions, aurait éclaté à coup sûr. Grâce à cette égalisation, les Espagnols restent au contraire à l’affût, 2e de leur groupe avec un seul point de retard sur Dortmund.
Comme guidé par une vision prémonitoire, l’Allemand avait parlé en conférence de presse d’avant-match de la versatilité de certains médias espagnols, qui l’avaient critiqué pour son début de saison hésitant: “Je suis aussi un homme qui commet parfois des erreurs”, avait-il reconnu. “Mais ici en Espagne, les médias vous portent aux nues quand vous réussissez un bon match, et quand vous signez un match normal, vous êtes un nul”. Mardi soir, Özil était à nouveau l’homme providentiel. Mais il aurait aussi pu revenir sur sa relation d’amour-désamour avec Mourinho.
L’épisode du maillot
Car le coach portugais ne s’est pas montré tendre en début de saison avec son meneur de jeu, l’accusant indirectement de la mauvaise entame de championnat de son équipe, toujours à 8 points du Barça.
Contre le Deportivo La Corogne (victoire finale 5-1), Özil, aligné d’entrée de jeu, avait en effet été sorti dès la mi-temps par “The Special One”, mécontent de son rendement. Ce changement sans autre forme de procès allait s’avérer plus lourd de conséquences que prévu, ouvrant même une mini-crise d’autorité au Real.
A la pause, Sergio Ramos, apprenant ce remplacement et le jugeant injuste, avait en effet dissimulé sous son maillot celui d’Özil, qu’il comptait brandir lors d’une éventuelle célébration de but.
Au final, Ramos n’ayant pas marqué, la crise s’était rapidement éteinte, Mourinho rétablissant ensuite son autorité sans partage.
“Avec Ramos, nous nous entendons bien, c’est vrai. Mais je suis d’avis que Mourinho est l’un des meilleurs entraîneurs du monde, toujours disposé à t’aider et à te faire progresser”, avait tenu à rappeler l un Özil féru des dribbles sur le terrain, mais pas de la polémique.

Libé
Vendredi 9 Novembre 2012

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