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Ouverture du Festival de la ville blanche




Casablanca illuminée, Casablanca envoûtée !

Mercredi soir, à la wilaya, la septième édition du Festival de la ville blanche s’est officiellement ouverte au grand public qui a, une fois de plus, répondu présent. Un spectacle tout simplement sublime, placé sur le thème du mélange, a véritablement conquis les Casablancais mais aussi de nombreux touristes. Le palais de justice d’inspiration néo-mauresque, a été un cadre idéal pour cette représentation très originale, alliant de manière subtile et harmonieuse son et lumière. Cette dernière se compose en  réalité de trois créations différentes.
La première d’entre elles, intitulée « La grappe »,  est l’œuvre de la compagnie Motus Modules. Ainsi, c’est une danseuse qui a ouvert le bal ! Plus précisément, sur le rythme d’une musique classique envoûtante,  une ballerine en tenue de gala et équipée d’une grappe de ballons blancs gonflables, s’est magistralement envolée au-dessus d’une foule littéralement émerveillée par cette prouesse autant technique qu’artistique. Cette danseuse céleste finit ensuite par s’écarter pour laisser place à des créatures étranges. Ces bonhommes blancs,  créés par Quidam et Inko’nito  surgissent du palais et se muent petit à petit en véritables géants  difformes avant d’effectuer une immersion totale au milieu des spectateurs sous le charme. Mais ces étranges personnages à peine disparus, le clou du spectacle a commencé. Une somptueuse «fresque monumentale de lumière», du créateur français Xavier de Richemont a radieusement illuminé la façade du bâtiment officiel, intégrant entièrement toutes ses dimensions identitaires, politiques ou culturelles. En effet, cette production imprégnée de magie met en œuvre l’histoire séculaire du Maroc, en projetant une animation moderne remarquable très variée, accompagnée par différents styles musicaux, toujours en parfaite adéquation. Les applaudissements soutenus du public entre chaque séquence prouvent, s’il en était besoin, la totale adhésion de la foule, complètement intégrée dans le show artistique.
Enfin, un court feu d’artifice est venu ponctuer la manifestation. Dans ce genre de production pyrotechnique, il est toujours amusant d’observer la réaction des  enfants présents, particulièrement touchés, partagés entre les sentiments d’émerveillement mais aussi de stupéfaction voire de crainte.
« Ne me dites pas que c’est fini... »,  s’est spontanément exclamé un jeune Casablancais dès l’interruption du bouquet final.  Ainsi s’est conclue cette cérémonie d’ouverture, savant cocktail  moderne à la fois musical, poétique et féerique. Désormais et jusqu’à samedi soir, place aux artistes dont on attend le maintien de l’événement à la hauteur de son inauguration officielle.

Dorian GELIS
Jeudi 14 Juillet 2011

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