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Ouverture à Casablanca du quatrième Festival "Théâtre et Culture" : Hommage à Tayeb El Alj, figure emblématique du théâtre marocain




Ouverture à Casablanca du quatrième Festival "Théâtre et Culture" :  Hommage à Tayeb El Alj, figure emblématique du théâtre marocain
Tayeb El Alj fêtera en septembre prochain ses 83 ans. Mais à cinq mois de son anniversaire, c'est un autre événement certainement bien plus grand que la grande figure du théâtre national vient de célébrer.     
Vendredi soir, le Festival « Théâtre et culture » -dont c'est la quatrième édition, a rendu un vibrant hommage à cette icône du théâtre marocain lors de la soirée inaugurale de ce rendez-vous dédié à la scène. L'heureux événement a eu lieu au Théâtre Moulay Rachid en présence de professionnels du théâtre, mais aussi de nombreux invités et jeunes artistes ont pu mesurer l'étendue de l'estime vouée à celui dont le nom est intimement lié au théâtre.
Il faut dire que l'événement en valait le détour. Tayeb El Alj compte parmi les rares artistes marocains à avoir su construire sa carrière à la fois belle et riche dans un domaine qui finalement lui était incontestablement destiné: le théâtre. Une scène qui l'éleva au point de devenir au fil des années et d'abnégation une référence que même son âge très avancé regarderait aujourd'hui avec admiration.
Autodidacte, Tayeb El Alj compte plusieurs cordes à son arc. En effet, celui qui débuta comme technicien-menuisier de la Troupe de la Maâmora porte aujourd'hui plusieurs costumes dont ceux de comédien, auteur, réalisateur, parolier et poète. Insatiable, il s'est même illustré dans la musique devenant ainsi, par la force de ses convictions et une formidable dextérité, un des paroliers les plus productifs et les plus talentueux de la chanson marocaine.
Après s'être longtemps illustré dans des premiers rôles, l’artiste s'est aussi distingué dans l'adaptation au contexte marocain de grands classiques du théâtre dont la quasi-totalité des œuvres de Molière. Cet autre grand dramaturge français que le festival honore cette année à travers divers activités mettant en lumière son œuvre et son talent. Ce travail très fourni lui vaudra d'ailleurs respect et considération d'autant qu'il a su « exploiter avec génie le patrimoine culturel marocain et contribuer par là même à faire connaître Molière au grand public », souligne-t-on à la Fondation des Arts vivants, organisatrice de ce Festival.
Auteur de plus de cent pièces écrites pour la Troupe de la Maâmora, Taïeb El Alj s'est aussi intéressé à l'écriture d'une douzaine de feuilletons pour la télévision marocaine. Ce qui fait de lui un artiste complet.
Soulignons que cette quatrième édition déclinée sous le thème "Molière dans tous ses états" proposait le soir même de cet hommage, la représentation de la pièce « Le Misanthrope », une production de l'atelier Théâtre Actuel en accord avec Le Théâtre du Petit Monde de Paris (France), mise en scène par Nicolas Rigas dit Roland Pilain. Avec José Martinez (danseur étoile de l'Opéra de Paris), Hugo Bariller (chorégraphe cascade), Marion Baglan et le Trio Harmonia (soprane), Jessie Piedfort (régisseur lumière).
« Le Misanthrope » propose tous les arts du spectacle vivant pour s'emparer de la pièce de Molière. On y retrouve des danseurs, acrobates, musiciens et chanteurs classiques servant la vision du mythique héros, Alceste, qui a le défaut d'être un peu plus sincère qu'il ne faut.
La pièce relate l'histoire de  Célimène, une jeune veuve et riche d'à peine 20 ans. Mais alors qu' « elle entend bien profiter de la liberté que lui offre son veuvage, l'amour va frapper au cœur de cette maîtresse femme qui va devoir jongler entre l'homme qu'elle aime, Alceste, le misanthrope, et ses autres soupirants, puissants et hypocrites aristocrates... », suggère le synopsis de cette création.
Cette pièce était interprétée par les comédiens Nicolas Rigas, Macha Orlova, Martin Loizillon, Laurent Mentec, Pascale Maillet, Jean-Adrien Espiasse, Gunther Vanseveren, Calliope Hu, Loic Riewer et Paul Bault.
Pour rappel, le Festival « Théâtre et culture » se poursuit jusqu'au 17 avril courant, à Casablanca et à Rabat.


Repères :
Taïeb El Alj a reçu en 1973 le Prix du Maroc de littérature, en 1975 la médaille du mérite intellectuel syrien, et a adhéré en 1986 à l'Union des écrivains du Maroc. En 2010, Nachba, pièce de théâtre écrite par
El Alj dans les années 70, était en tournée nationale, 36 ans après sa
première représentation, rencontrant toujours le même succès.
Le classique Lahwawi Caid Nssa est à son tour présenté au public marocain en 2011.

ALAIN BOUITHY
Lundi 11 Avril 2011

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