Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Outrés, les administrateurs repartent en grève


Sourde oreille et langue de bois obligent



Outrés, les administrateurs repartent en grève
La volonté de dialogue du gouvernement est de nouveau mise à l’épreuve ou plutôt en doute. Et ce ne sont sûrement pas les administrateurs qui diraient le contraire. Leur rencontre dans le cadre de leur Union nationale des  administrateurs (UNAM) avec le ministre d’Etat Mohamed Baha, n’a débouché sur rien qui vaille. Les administrateurs en ont ras-le-bol et ne peuvent plus supporter les esquives et promesses non tenues du gouvernement.
Dans un communiqué rendu public, le Bureau exécutif de l’UNAM a  indiqué  que lors de cette rencontre,  le ministre d’Etat a fait savoir qu’il était impossible dans l’état actuel des choses de répondre au cahier revendicatif des administrateurs. Ledit communiqué a ajouté que, comme à l’accoutumée,  le bras droit du chef du gouvernement s’est contenté de faire des promesses de restructuration du secteur, tout en se contentant de généralités à l’instar des ministres du gouvernement Benkirane. Au lieu de se pencher sur les difficultés des administrateurs et donc de prendre les décisions adéquates pour réhabiliter la profession, M. Baha s’est longuement attardé dans un discours sur les approches de restructuration globale, critiquant par la même occasion toutes les politiques qui ont géré la chose publique et qui, selon lui, ont créé des dysfonctionnements. On n‘est pas étonné de voir le ministre sans portefeuille s’en prendre aux autres au lieu de solutionner les problèmes.
C’est une pratique courante du PJD depuis qu’il est au pouvoir. A chaque sortie médiatique ou à chaque rencontre avec des opérateurs économiques ou des partenaires sociaux, les ministres PJD ne manquent jamais de ressasser que c’est la faute aux autres sans pour autant proposer des solutions. C’est le dialogue de sourds et la langue de bois qui sont de mise.
« Les politiques publiques relatives  à la gestion des ressources humaines sont grandement marquées par des approches discriminatoires, corporatistes, injustes et inéquitables. Cette situation est lourde de conséquences :  le corps des administrateurs  se trouve marginalisé, dégradé et mal considéré professionnellement et matériellement. » C’est en ces termes que Fatima Benadi, présidente de l’UNAM, a résumé à « Libé » la situation qui prévaut dans le secteur. Et d’ajouter que l’UNAM a entrepris de nombreuses tentatives à travers des demandes d’audience ou des grèves   pour attirer l’attention du gouvernement  sur cette situation qui ne peut durer et qui déstabilise le service public. Mais ce dernier a opté pour la politique de la sourde oreille.  De ce fait, les administrateurs se trouvent obligés de recourir à  diverses formes de protestation. « Rien ne nous arrêtera tant que nos droits sont toujours  bafoués et notre dignité touchée», a conclu la présidente de l’UNAM  Les administrateurs se disent prêts à poursuivre la lutte pour faire valoir leurs droits et militer pour faire aboutir leurs revendications justes et légitimes à travers tous les moyens légaux. Ils réclament un statut spécifique à l’instar des autres professions, un système d’indemnisation juste ainsi que leur réhabilitation au sein de l’administration publique. L’Union nationale des administrateurs marocains lance un appel  à toutes les composantes du secteur pour une grève le 4 avril prochain accompagnée de sit-in devant le ministère de la Fonction publique et devant les wilayas et provinces à travers le Royaume à partir de 10 heures.

Kamal Mountassir
Mercredi 27 Mars 2013

Lu 776 fois


1.Posté par atbir le 01/04/2013 21:23
L'UNAM (l'union marocaine des administrateurs marocains) ne représente pas cette catégorie des fonctionnaires, ou encre, elle a été créée par des administrateurs de 2ème et de 1ère grade dont la plupart sont des doctorants en vue de défendre leurs propres intérêts. Après ils ont essayé d'attirer les autres qui sont dans la même situation. L'association UNAM a fait des sorties médiatiques et a élaboré par la suite un dossier revendicatif au profit des grades supérieurs tout en marginalisant les administrateurs de 3ème grade et les lauréats des écoles qui se spécialisent dans la formation des cadres administratifs notamment l'Ecole Nationale d'Administration (ENA). Le dossier que les unamistes ont adopté se caractérise par deux choses : l'irréalisme et l'injustice, l'irréalisme concernant quelques point se rapportant surtout à la promotion sans quota ou par diplômes, et injuste du fait que les administrateurs de 3ème grade se retrouveront dans une situation encore plus pire que l'actuelle, et ne seront plus au même pieds d'égalité que les autres mais ils deviendront "des administrateurs adjoints" . Pour les lauréats de l'ENA c'est encore plus pire, ils étaient dans des secteurs dans la fonction publique et ont accompli une ancienneté allant parfois jusqu'à 12 ans !! et se retrouveront après leur affectation en tant qu'administrateur avec 0 année d'ancienneté.

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs