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Ouassini Laârj : ma langue d’écriture est l’arabe




Ouassini Laârj : ma langue d’écriture est l’arabe
Le romancier algérien, Ouassini Laârj, a déclaré que son instruction à la française ne l’a pas pour autant empêcher de choisir la langue arabe pour produire son œuvre romanesque.
Invité à un débat en marge du Salon international de l’édition et du livre de Casablanca (SIEL), il a confié que cet attachement et cette relation passionnée et exceptionnelle avec la langue arabe se sont imposés à lui grâce à sa grand-mère qui ne cessait de lui conseiller la nécessité de s’y attacher tout en l’encourageant à s’ouvrir sur d’autres univers et d’autres langues vivantes.
“Pourtant, ma relation avec la langue française est tout à fait naturelle et n’est point névrotique alors que la langue arabe reste pour moi le médium pour partager mon univers romanesque avec mes lecteurs”, a confié l’auteur du roman “Les doigts de Lolita“ lors d’une causerie animée par la journaliste Saïda Charaf.
Soulignant, par ailleurs, le génie du conte populaire arabe, Ouassini a reproché aux écrivains arabes le fait de négliger cet immense patrimoine, citant à l’appui, entre autres, les fabuleuses fables “Kalila wa Dimna”, un roman qui continue à inspirer des auteurs européens et latino-américains, dont Marcel Proust qui a confié que son univers romanesque a été profondément influencé par le chef-d’œuvre d’Ibn Al Moukafaâ.
Ouassini Laârj, qui a décroché en 2007 le prix de littérature Cheikh Zayed, est l’auteur notamment de “La fin des rêves de la douce Meryem”, “Les balcons de la mer du Nord”, “Les cendres de l’Orient” ou encore “le Prince” qui a suscité une vive polémique à sa sortie en Algérie et ce, en raison du sujet de l’œuvre qui évoque le parcours du résistant algérien l’émir Abdelkader.

MAP
Mercredi 3 Avril 2013

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1.Posté par Alain Trémiseau le 04/04/2013 09:37
Passer de l’arabe, de l’anglais… au français,
sans y laisser le fond de sa pensée et la beauté de son discours
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Je ne suis pas de ceux qui considèrent la parole des aînés comme paroles d’Evangile… sauf peut-être pour aiguiser mon esprit critique.
Mais je suis de ceux qui considèrent la sagesse… ou les folies dans anciens (parents, grands-parents…) comme autant de points de références à propos desquels on est libre de s’attacher ou de s’éloigner.
A cet égard, la réflexion de l’écrivain Ouassini Laârj, inspirée des conseils de sa grand-mère, me paraît d’autant plus pertinente qu’elle a guidé ma démarche dans la création et le développement des services proposés par « Confluences » - Euromed Confluences.
« S’attacher à sa langue (à la langue arabe) tout en s’ouvrant sur d’autres univers et d’autres langues vivantes ».

Ma vie et mon travail en Tunisie, ainsi que dans différents pays maîtrisant de près ou de loin la langue française, se référant directement ou indirectement à la langue française, m’a permis de mesurer combien il est difficile pour une personne dont la première langue est l’arabe (ou n’importe quelle autre langue), à passer l’obstacle de l’écriture en langue française.

Le plus souvent, l’Arabe (et c’est bien normal) passe de sa langue maternelle, de sa première langue, vers le français, en y perdant le fond ou le sens de sa pensée, sa maîtrise orthographique, la bonne et belle façon de construire une phrase…
Parfois, le passage de la pensée en arabe à l’écriture en français, détourne même le fond et l’esprit d’une pensée, jusqu’à écrire l’inverse de ce qu’on veut dire et écrire.

Quoi de plus normal, puisque notre socle linguistique (qu’il soit arabe, francophone, anglophone…) mais aussi culturel et pédagogique, conditionne aussi notre façon de penser, de dire… et d’écrire.

Ce constat constitue véritablement le socle des services d’écriture et de rédaction développés par « Confluences ».
Permettre aux personnes (particuliers, artistes, écrivains, médias…), aux acteurs économiques, touristiques, culturels… dont la langue originelle est étrangère… de passer à l’écriture en français, sans y abandonner le fond de leur pensée et la beauté de leur discours.
Un travail qui est également bien nécessaire pour les Francophones de France, de Belgique, du Québec… dont la maîtrise de la langue et de l’écriture n’a pas été le premier souci.

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