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Oreo, le biscuit aux millions de fans, fête ses 100 ans




Techniquement, c'est un "sandwich de biscuits au chocolat", fait de sucre, de farine, d'huile, de sirop de maïs et, bien sûr, de chocolat: mais l'Oreo, qui fête ses 100 ans, est surtout une icône américaine, le biscuit le plus vendu du pays, avec des fans dans le monde entier.
Pour célébrer ce double biscuit rond noir enserrant une crème blanche, des rassemblements-surprise ont eu lieu mardi dans sept villes américaines dont Los Angeles, des feux d'artifice ont été organisés à Shanghai, des fêtes d'anniversaire en Arabie Saoudite et des distributions au Venezuela.
"Oreo est mon biscuit préféré", a assuré à l'AFP Maggie Buoye, 18 ans, lors d'un de ces rassemblements à Los Angeles.
"Dans ce monde troublé, les gens subissent de plus en plus de pressions. Mais déguster un Oreo avec un verre de lait parle toujours de vérité humaine, universelle. En chacun de nous, il y a un gosse qui mérite d'être libre de temps en temps", philosophe John Ghingo, directeur d'Oreo Global chez le géant américain Kraft Foods dans un communiqué de presse.
Vendu dans plus de 100 pays, l'Oreo rapporte plus d'un milliard et demi de dollars par an à Kraft, l'un des plus gros groupes alimentaires du monde.
Fabriqués au départ dans un four de l'usine Nabisco du district de Chelsea à New York, les petits gâteaux étaient vendus dans une épicerie d'Hoboken, dans le New Jersey, de l'autre côté de l'Hudson. Ils étaient alors plus gros, coûtaient 30 cents la livre, soit 6,69 dollars d'aujourd'hui, et se sont très rapidement bien vendus.
La gamme s'est élargie, avec de la crème au citron dans les années 1920 alors qu'existent aujourd'hui des versions mini, au beurre de cacahuètes, de format triple, et pour six semaines seulement, une édition limitée pour le centenaire.
Selon Kraft, la moitié des dégustateurs, et plus souvent les femmes, suivent le rituel de la publicité : "Twist, lick, dunk" ("tourne, lèche, trempe"), en l'occurrence tourne les biscuits pour les décoller, lèche la crème à la vanille à l'intérieur et trempe les biscuits dans un verre de lait. Depuis, Oreo se décline en livres de cuisine, tasses, jouets, livres pour enfants et Barbie avec sac shopping Oreo, sans oublier des glaces à l'Oreo de la marque Ben et Jerry's.
Au temps du Black Power, chez les Noirs, être appelé un Oreo --noir à l'extérieur, blanc à l'intérieur-- était une insulte, raconte en 1991 un historien du biscuit, Gerald Thompson. Et les juifs se souviennent avec émotion du jour de 1998 où est sorti un Oreo casher, sans graisse de porc ajoutée.

Libé
Samedi 10 Mars 2012

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