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Opérations de secours difficiles aux Philippines

Un spectacle de désolation et de désespoir




Opérations de secours difficiles aux Philippines
Les secours peinent à rejoindre lundi les villes et villages du centre des Philippines dévastés et inondés par le typhon Haiyan et des soldats ont été déployés pour prévenir les pillages.
Le cyclone, l'un des plus puissants jamais enregistrés, avec des vents dépassant 300 km/h et des pointes à 378 km/h, a fait au moins 10.000 morts et plus de 600.000 déplacés en balayant vendredi l'archipel philippin d'est en ouest.
Des rescapés n'ont plus eau, ni nourriture ni médicaments et les opérations des sauveteurs sont rendues d'autant plus difficiles que les routes, les aéroports et les ponts ont été détruits par la tempête ou sont recouverts de débris.
Une dépression tropicale charriant de fortes pluies est annoncée sur la région pour mardi matin, menaçant encore d'aggraver la situation. Haiyan s'est nettement atténué en se déplaçant vers l'ouest et a commencé à toucher le Vietnam lundi. Confronté à l'une de ses plus graves crises depuis son arrivée au pouvoir il y a trois ans, le président philippin Benigno Aquino a annoncé le déploiement de militaires à Tacloban, qui a subi les plus gros dégâts, et envisage d'y imposer la loi martiale ou l'état d'urgence.
Trois jours après le passage dévastateur du cyclone, la ville de 220.000 habitants a un besoin urgent de ravitaillement et seuls trois avions de transport militaires venus de la ville proche de Cebu assurent l'évacuation des habitants. "J'ai perdu ma maison, j'ai tout perdu. Je veux partir. Je n'aurai plus rien à manger dans deux jours", raconte Maria Elnos, infirmière dans le principal hôpital de Tacloban, qui avec plusieurs centaines d'autres habitants, a tenté en vain de monter à bord d'un C-130 dimanche. Le typhon a détruit 70 à 80% des constructions en traversant vendredi les provinces côtières de Leyte et Samar. La plupart des dégâts et décès semblent avoir été provoqués par les vagues géantes qui ont recouvert les villes et rasé des villages entiers, comme lors du tsunami de 2004 dans l'océan Indien.
Le bilan de 10.000 morts est une estimation fournie dimanche par le chef de la police provinciale de Leyte, le commissaire Elmer Soria, sur la base des déclarations de responsables locaux.
Il n'a pas été confirmé par le gouvernement central mais pourrait s'alourdir quand les secours parviendront à gagner les localités encore coupées du monde, comme la ville en grande partie détruite de Guiuan, dans la province de Samar, qui comptait 40.000 habitants avant la catastrophe. Dans un communiqué, le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires a comptabilisé près de 620.000 déplacés et déclaré que 9,5 millions d'habitants dans neuf régions étaient "affectés" par la catastrophe.
L'aide internationale s'organise pour venir en aide aux Philippines.

Reuters
Mardi 12 Novembre 2013

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