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Omar Skalli: la filière équine séduit de plus en plus de jeunes

Le directeur général de la SOREC est confiant quant aux potentialités du secteur




Acteur majeur de la filière équine au Maroc,
la Société Royale
d’encouragement du cheval (SOREC) organise jusqu’au 12 mars courant la cinquième édition des Journées portes ouvertes (JPO) dans cinq haras
nationaux : Bouznika, Meknès, Oujda,
Marrakech et El Jadida. Un monument privilégié d’échanges entre
professionnels du cheval,
a indiqué son directeur
général, Omar Skalli,
dans un entretien qu’il nous a accordé.


Libé : La SORES a mis en œuvre deux concepts lors des précédentes JPO : la « Caravane de sensibilisation à l’élevage équin » et « Le Village des éleveurs ». Quel bilan dressez-vous de ces deux opérations ?
Omar Skalli : Les deux bilans sont très positifs. Il est important de rappeler que tout a démarré avec les Journées portes ouvertes dont le concept a connu dès la première année de son lancement (2012) un réel succès avec la participation de trois milles éleveurs.
On a innové l’année d’après en organisant une visite des élevages la veille ou le lendemain de la Journée portes ouvertes au cours de laquelle on a découvert un échantillon de grands et petits éleveurs de chevaux de course ou de Tbourida (fantasia) pour avoir une idée in situ des élevages et discuter avec ces derniers. Il s’agit avant tout d’une opération de communication et de sensibilisation animée par l’idée qu’il n’y a pas mieux que d’être sur le lieu même de la vie professionnelle des éleveurs pour avoir un réel échange avec eux.
L’année suivante, l’innovation a été la « Caravane de sensibilisation » qui a fait une vingtaine de stations de monte où on a pu avoir des réponses plus ciblées par rapport aux problématiques locales de ces éleveurs. Et là aussi, la participation a également été un réel succès avec 1500 éleveurs à travers toutes les stations de monte.
On a eu une moyenne de 100 à 150 éleveurs dans une petite station de monte. Avec une qualité des échanges importante puisque les questions étaient beaucoup plus locales et spécifiques par rapport à la région et à ses problématiques.
Ceci m’amène à dire que ces bilans nous réconfortent par rapport à la Stratégie nationale pour le développement de la filière équine, lancée en 2011 par le ministère de l’Agriculture; en marge de la quatrième édition du Salon international du cheval d’El Jadida. Mais aussi, par rapport aux opérations que mène la SOREC dans le cadre de ses activités et auprès des éleveurs.
Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que la SOREC prend ses décisions en fonction également des échanges qu’elle peut avoir avec les éleveurs. Sur ce point, je peux dire qu’on en apprend des choses autant que les éleveurs lors des différentes opérations, que ce soit les Journées portes ouvertes, les visites d’élevages ou encore les caravanes de sensibilisation.
Les métiers liés à l’élevage attirent-ils réellement les jeunes ?
Il est incontestable que les métiers liés à l’élevage intéressent les jeunes. Pour preuve, l’Institut national du cheval Prince Moulay El Hassan à Rabat a connu à son ouverture un succès très important auprès des jeunes. Au point qu’il y a eu beaucoup plus de demandes que d’offres. L’objectif de cet institut, créé et géré par l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), est justement de former les jeunes aux métiers du cheval.
Par ailleurs, en partenariat avec l’OFPPT, on a lancé une formation de cavaliers et de jockeys au sein de cet Institut qui a eu aussi un énorme succès.
Sachez également qu’on retrouve le même engouement dans la filière vétérinaire à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) avec lequel on est également partenaire.
Il est donc évident que les métiers liés à l’élevage attirent véritablement les jeunes. Il faut se rappeler aussi qu’on est là dans une filière en plein essor qui a un potentiel et les jeunes savent pertinemment bien qu’elle est amenée à se développer.
Enfin, c’est bien connu que le cheval est un être magnifique qui attire réellement non seulement les jeunes mais tout le monde.
Que vaut aujourd’hui la filière équine en termes de création d’emploi ?
Selon les dernières études, datant certes de quelques années, la filière équine représentait environ 13.000 emplois, lors du lancement de la Stratégie nationale pour le développement de la filière équine.
Pour rappel, l’un des objectifs de ladite stratégie est de doubler ce nombre d’ici à 2020. A ce propos, je pense qu’on est dans la bonne direction au regard des tendances actuelles qui se dégagent dans le secteur. Même si on n’a pas encore fait d’étude d’actualisation pour corroborer cela, je suis persuadé que cet objectif sera atteint.

La filière en chiffres
• 283 étalons sur l’ensemble des haras nationaux, toutes races confondues, mis à disposition des éleveurs pour l’amélioration du cheptel national
• Plus de 6.300 naissances, toutes races confondues
• 21 concours de Tbourida organisés, avec plus de 5.000 chevaux partants
• 21 concours d’élevage organisés, avec plus de 4.000 chevaux participants
• 2.160 courses nationales organisées avec plus de 3.000 partants différents.

 

Propos recueillis par Alain Bouithy
Mercredi 2 Mars 2016

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