Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Omar Sayed raconte, dans un livre, l’épopée de Nass El Ghiwane : 40 ans de passion et d’envolées musicales




Omar Sayed raconte, dans un livre, l’épopée de Nass El Ghiwane : 40 ans de passion et d’envolées musicales
Qui n’a pas vibré aux rythmes de Nass El Ghiwane, le légendaire groupe marocain fondé par une bande joyeuse de cinq jeunes, Omar Sayed, Boujemaâ Hgour, Larbi Batma, Moulay Abdelaziz Tahiri et Allal Yaâla ?
Les «Rolling stones de l’Afrique», pour emprunter une expression du grand réalisateur américain Martin Scorsese, célèbrent cette année les 40 ans d’une aventure musicale si exceptionnelle qu’on n’est tenté de s’y attarder. Son leader et gardien de la continuité du groupe mythique, depuis sa création à Hay Mohammadi, Omar Sayeb, raconte pour la première fois l’extraordinaire aventure de cette formation mythique dans un livre sobrement intitulé «Nass El Ghiwane».
Avec ce beau livre de 400 pages, tiré à 4500 exemplaires, les éditions du Sirocco et Senso Unico ont fait le choix de rendre hommage à cette formation musicale formée dans les années soixante-dix. Et de mettre sur les rayons un ouvrage de référence pour de nombreux chercheurs, artistes, étudiants et naturellement tous ceux qui se réclament de la génération des Ghiwane.
Disponible en format 210x255, ce livre raconte de la manière la plus simple l’histoire de cette formation, décorée en 2007 par SM Mohammed VI et fait chevalier des arts et des lettres, le 4 juin dernier à Fès, par Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture français.
Parrainé par la Fondation BMCI, connue pour son engagement en faveur du développement de la culture au Maroc, «l’ouvrage projette le lecteur dans la vie des Ghiwane depuis leurs rencontres, leurs premiers concerts dans des cinémas et restaurants, jusqu’aux scènes les plus prestigieuses au Maroc, en Europe et ailleurs », soulignent les éditeurs. Qui ont dû mener un laborieux travail pour mettre en lumière des témoignages spontanés, émouvants et évocateurs.
Abondamment illustrée (notamment de photos jamais reproduites), cette œuvre comporte outre des témoignages et des extraits d’une douzaine de chansons emblématiques du groupe traduites en français, de nombreuses contributions dont celles de Khalid Benslimane, auteur de belles chroniques sur les thèmes divers et variés, et de Dominique Caubet, auteur notamment du film documentaire «Casanayda».
Autres témoignages présents dans cet ouvrage, ceux du célèbre dramaturge marocain, Tayeb Saddiki; des producteur et metteur en scène du film «Transe», Izza Genini et Ahmed El Maanouni; de l’écrivain Tahar Ben Jelloun  et de Moulay Abdelaziz, membre fondateur du groupe.
«Nass El Ghiwane» est surtout un hommage à un groupe qui marqua comme jamais l’histoire de la musique populaire marocaine et maghrébine. Il faut dire que la formation s’est distinguée de la plus belle manière, mettant en avant un style dont elle a su combiner avec talent des textes engagés et frondeurs et des instruments musicaux traditionnels alors délaissés. Comme le bendir, tbilat, daâdou, guembri, snita, pour ne citer que ceux-là. Sans jamais tomber dans l’appât du gain.
«Le groupe Nass El Ghiwane fait partie de notre patrimoine. (Il se trouve que) un des objectifs de la Fondation BMCI est de faire connaître le patrimoine marocain. Et que chaque année nous publions un livre dans le domaine culturel marocain. Le parrainage du livre «Nass El Ghiwane» s’inscrit naturellement dans la politique active de parrainage de la musique menée par la fondation», a expliqué Mourad Cherif lors de la présentation du livre à la presse. Au cours de son intervention, le président du Conseil de surveillance de la BMCI et de la Fondation du même nom a promis que le nouvel ouvrage sera mis à la disposition de certaines bibliothèques du Maroc dont la Bibliothèque nationale de Rabat afin de «permettre à d’autres personnes de le consulter».
Abordant les efforts fournis pour réunir les informations mises dans ce livre,  Karime Joseph des éditions du Sirocco a confié avoir eu toute la latitude nécessaire «pour mener à bien ce projet. On a passé des moments magiques avec Omar qui nous a permis de nous imprégner au fur et à mesure de l’histoire du groupe». Et d’ajouter : «Nous avons aussi orienté nos recherches auprès des amis et proches qui se sont confiés sans réticence et ont adhéré à notre démarche. On s’est également beaucoup imprégné du film «Transe», des émissions de télévision, articles de presse, entre autres», a-t-elle expliqué.
Au-delà «des contraintes liées à la traduction du livre en arabe et en français», c’est la rareté des archives qui aura rendu le travail plus laborieux, a souligné Ileana Marchesani des éditions Senso Unico. Et d’espérer que ce livre sera une référence pour tous les Marocains.

ALAIN BOUITHY
Lundi 28 Mars 2011

Lu 748 fois


1.Posté par jamal smaty le 31/03/2011 19:29 (depuis mobile)
bravo pour le travail.

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs