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Oedegaard au Real, une comète chez les Galactiques

Vendredi 23 Janvier 2015

Oedegaard au Real, une comète chez les Galactiques
Totalement inconnu il y a encore un an, le petit prodige norvégien Martin Oedegaard a déjà atteint le firmament, à 16 ans seulement, en rejoignant jeudi le prestigieux Real Madrid.
Longtemps, si tant est qu'on puisse utiliser ce mot pour une carrière aussi courte, son cœur a balancé : outre le Real, le Bayern Munich, Arsenal et Liverpool ont été dans la course jusqu'au bout, à en croire la presse spécialisée.
C'est finalement sur le club madrilène et sa galerie de stars mondiales que le milieu offensif, sans doute le joueur le plus convoité du mercato d'hiver, a porté son choix.
A priori, le talentueux gaucher devrait rejoindre les Ronaldo, Bale, Rodriguez, Kroos et autres Benzema en équipe première après un rodage avec la Castilla, l'équipe réserve du Real coachée par Zinédine Zidane.
Un rêve de môme devient réalité alors même qu'il n'est pas encore tout à fait sorti de sa puberté, ayant soufflé ses 16 bougies le 17 décembre dernier.
Mais la vitesse ne fait pas peur à la comète Oedegaard, déjà sélectionnée trois fois en équipe nationale, soit plus que l'immense majorité des footballeurs professionnels en toute une vie.
Lorsqu'il intègre l'équipe première de Stroemsgodset, le club de sa ville natale de Drammen, en avril 2014, il devient à 15 ans le plus jeune joueur à évoluer en première division norvégienne. Un mois plus tard, il en devient aussi le plus jeune buteur.
En 23 rencontres pour le club, il est l'auteur de cinq réalisations et sept passes décisives.
Ses prouesses sont vite remarquées : les vidéos qui montrent le dribbleur accompli donné le tournis aux adversaires font le buzz sur la toile et la presse sportive du pays scandinave en fait sa coqueluche.
Talent du siècle
Très vite, le blondinet est appelé en équipe nationale avec laquelle il bat de nouveaux records de précocité.
Il devient le plus jeune international de l'histoire norvégienne en août, à seulement 15 ans et 253 jours, lors d'un match amical contre les Emirats Arabes Unis, puis le plus jeune joueur à disputer une rencontre de qualifications pour un Euro, en octobre face à la Bulgarie.
"Il s'est énormément développé en peu de temps. Il a fait tomber des barrières que ni lui ni personne, je crois, n'imaginait qu'il ferait tomber", dit de lui le patron de la sélection norvégienne Per-Mathias Hoegmo. "Sa façon de jouer, son talent, son aptitude à faire des choix et à réfléchir, tout cela est impressionnant".
Ses dons ne passent pas inaperçus non plus hors des frontières. Toutes les grandes équipes ou presque se mettent sur les rangs pour l'attirer.
Un jour, on dit le Norvégien prêt à signer à l'Ajax Amsterdam, un autre, que le Bayern tient la corde. Son président, le légendaire Karl-Heinz Rummenigge, confie voir en Oedegaard le "talent du siècle".
Avant de trancher, l'adolescent et son père Hans Erik, lui-même un ancien pro, se sont donné le temps de faire la tournée des clubs pour visiter leurs installations et s'entretenir avec leurs dirigeants.
Pas question pour le père protecteur de laisser le talent à peine éclos de son fils végéter dans la réserve d'une grande écurie, aussi prestigieuse soit-elle. Son exigence : que Martin puisse s'entraîner et jouer avec les meilleurs.
Selon la presse spécialisée, Zidane a joué un rôle déterminant pour convaincre le Scandinave de faire ses premières armes avec la Castilla, en troisième division, avant de rejoindre l'équipe première.
Ses futurs coéquipiers l'attendent en tout cas avec intérêt.
"Un bon joueur", estime Ronaldo au sujet d'Oedegaard. "Il a un bel avenir devant lui. On doit lui donner le temps d'apprendre, de prendre les meilleures décisions mais je vois un gros potentiel dans ce joueur".

Le Barça surclasse l’Atletico

Un penalty en deux temps de Lionel Messi a permis au FC Barcelone de dompter l'Atletico Madrid (1-0) mercredi au Camp Nou en quart de finale aller de Coupe du Roi, offrant aux Catalans un précieux avantage avant le retour la semaine prochaine.
Ce petit but peut valoir de l'or: alors que l'Atletico avait jusque-là bien tenu le choc, la faute discutable de Juanfran sur Sergio Busquets a débouché sur un penalty et Messi, malgré la parade initiale du gardien Jan Oblak, a mis le ballon au fond (85).
Voilà l'Atletico contraint de remonter ce retard mercredi prochain au stade Vicente-Calderon, avec la circonstance aggravante de n'avoir pas marqué à l'extérieur à l'aller.

AFP

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