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Obama promet de détruire l'EI tout en déplorant l'action de Poutine en Syrie




Washington souligne que sa "patience n'est pas infinie" et la Russie qualifie l’admonestation, d'"ultimatum au ton inacceptable"

Le président américain Barack Obama a promis jeudi de détruire le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, tout en critiquant son homologue russe Vladimir Poutine pour l'appui militaire sans faille qu'il fournit au régime syrien.
Deux ans après la mise sur pied d'une coalition militaire internationale contre les jihadistes en Syrie et en Irak, qui les a bombardés plus de 14.000 fois, Barack Obama s'est engagé lors d'une conférence de presse au Pentagone à lutter "de manière agressive, sur tous les fronts" contre l'organisation islamiste armée.
"Il s'est avéré que l'EI n'était pas invincible. Ils vont, de fait, être inévitablement vaincus", a assuré le président, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier. Mais il a reconnu que la victoire ne serait "pas uniquement militaire" dans les fiefs de l'EI à Raqa en Syrie et à Mossoul en Irak.
Sous pression sur le terrain, ayant perdu des dirigeants, des combattants et des pans de territoires, l'EI a multiplié ou inspiré ces dernières semaines de multiples attentats dans le monde, a dit le président, citant la France, l'Allemagne, la Turquie ou le Bangladesh.
Et aux Etats-Unis, déjà meurtris ces derniers mois par des attentats en Californie et en Floride, la menace "est sérieuse", a-t-il admis, s'inquiétant "d'un acte isolé ou d'une petite cellule" qui commettrait une attaque. Mais, a assuré Barack Obama, "l'EI ne peut pas vaincre les Etats-Unis, ni nos partenaires de l'Otan".
Le président américain a souligné à plusieurs reprises le fait que le groupe Etat islamique ne cherche pas à mener de "gros attentats spectaculaires comme celui du 11-Septembre" mené par Al-Qaïda, "parce qu'ils ont constaté qu'ils parviennent à attirer l'attention même avec des attentats à plus petite échelle, avec des armes de petit calibre, des fusils d'assaut, ou dans le cas de Nice, en France, un camion".
Il a plutôt décoché ses flèches pour le président Poutine avec qui il tente de coopérer pour trouver une sortie de crise à la guerre qui ravage la Syrie.
"Je ne suis pas certain que nous puissions faire confiance à la Russie et à Vladimir Poutine et c'est pourquoi nous devons évaluer si nous pouvons ou pas obtenir une véritable cessation des hostilités", a-t-il critiqué, en plein siège de la ville septentrionale d'Alep.
Les deux grandes puissances sont les co-parrains d'un processus diplomatique international en Syrie : tentatives d'instaurer une cessation des hostilités, aide humanitaire et volonté d'amorcer une transition politique entre le régime et l'opposition.
Mais l'ensemble du dispositif porté par le secrétaire d'Etat John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov est largement au point mort.
Lundi, John Kerry avait exhorté le régime syrien et son allié russe à se "réfréner" dans les combats à Alep. Washington avait alors souligné que sa "patience n'était pas infinie". Des admonestations américaines que la Russie a qualifiées d'"ultimatum, (au) ton inacceptable".
Sur le terrain en Syrie jeudi, deux enfants ont été tués et d'autres ont été blessés dans deux camps de déplacés bombardés vraisemblablement par des avions russes dans la province septentrionale d'Alep, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Par ailleurs, en Irak, un peu comme pour donner raison au président américain, l'Etat islamique aurait capturé jeudi jusqu'à 3.000 villageois irakiens en fuite et exécuté douze d'entre eux, selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Libé
Samedi 6 Août 2016

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