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Obama plaide pour un désarmement nucléaire massif

A Berlin, le président américain veut s'inscrire dans l'Histoire




Obama plaide pour un désarmement nucléaire massif
Cinquante ans presque jour pour jour après le "Ich bin ein Berliner" de John F. Kennedy, et 26 après que Ronald Reagan a lancé son "M. Gorbatchev, abattez ce Mur", Obama va plaider pour un désarmement nucléaire massif.
Il doit aussi avoir un entretien en tête à tête avec la chancelière Angela Merkel, avec laquelle il a développé une relation empreinte de respect mais qui a déjà fait savoir qu'elle réclamerait des détails sur les programmes d'espionnage du net, qui viseraient singulièrement les étrangers.
Lors de son discours, Obama va proposer de ramener à 1.000 têtes les arsenaux nucléaires des Etats-Unis et de la Russie, et suggérer également une réduction des arsenaux nucléaires tactiques en Europe.
"Nous allons tenter de négocier ces réductions avec la Russie afin de continuer à dépasser les positions qui avaient prévalu pendant la Guerre froide", a indiqué un responsable américain.
Le contexte semble peu propice pour obtenir un tel geste de la part de la Russie, après l'ambiance glaciale qui a régné entre Obama et le président russe Vladimir Poutine lors du G8 en Irlande du Nord
M. Obama va également s'engager à participer à un sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye l'année prochaine et à organiser un sommet équivalent en 2016, dernière année de sa présidence.
Le président américain cherche à faire de la lutte pour le désarmement nucléaire un axe fort de son bilan politique, déjà crédité d'un nouveau traité Start de réduction des armements négocié avec Moscou lors de son premier mandat. Les deux anciens ennemis de la Guerre froide étaient convenus d'abaisser leur stocks à 1.550 ogives.
Obama demeure extrêmement populaire en Allemagne où il avait été accueilli comme une rock star par 200.000 personnes il y a cinq ans, alors simple candidat.
Lorsqu'il rencontrera Angela Merkel en milieu de journée à la chancellerie, M. Obama sera pressé de questions sur le programme de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) qui collecte des données circulant sur le net et fouille des relevés téléphoniques, aux Etats-Unis et à l'étranger. La question est particulièrement sensible dans un pays où une partie de la population était constamment espionnée par la police politique de l'ex-RDA communiste, la Stasi.
Obama, qui est arrivé mardi soir à Berlin en provenance du sommet du G8 en Irlande du Nord, a assuré se féliciter du débat entre protection des données personnelles et défense contre le terrorisme.
Mais il n'est pas certain qu'il satisfasse les Allemands, tant ses explications ont été jusqu'à présent floues.

AFP
Jeudi 20 Juin 2013

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