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Obama et Netanyahu en quête d’un terrain d’entente sur l’Iran : Téhéran autorise l’AIEA à visiter ses sites nucléaires




Obama et Netanyahu en quête d’un terrain d’entente sur l’Iran : Téhéran autorise l’AIEA à visiter ses sites nucléaires
L’Iran va autoriser des experts de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) à se rendre sur son site militaire de Parchin, selon une annonce officielle relayée mardi par l’agence de presse Isna. «Comme Parchin est un site militaire et que son accès implique une longue procédure, les visites ne peuvent pas y être fréquemment autorisées (...) Nous laisserons l’AIEA s’y rendre une fois de plus», annonce la représentation iranienne auprès de l’agence onusienne à Vienne dans un communiqué cité par Isna. Dans un rapport rendu public en 2011, l’AIEA affirme que l’Iran s’est doté à Parchin de vastes installations destinées à des expériences à l’aide d’explosifs, qui, selon l’agence de l’Onu, constituent des «indications fortes» d’un programme d’armement potentiel.
L’Iran dément vouloir se doter d’un arsenal nucléaire.
Benjamin Netanyahu, reçu lundi à la Maison blanche, a assuré à Barack Obama qu’Israël n’avait pas encore pris la décision de détruire les installations nucléaires iraniennes, a-t-on appris de sources proches de leurs discussions.
Le président des Etats-Unis a quant à lui invité le Premier ministre israélien à laisser les sanctions faire leur effet et les deux hommes se sont engagés à poursuivre leur coopération sur le sujet.
Ils ne sont toutefois pas parvenus à masquer leurs divergences sur les moyens à mettre en œuvre pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique. En répétant à plusieurs reprises que l’Etat hébreu entendait rester «maître de son destin», le chef du gouvernement a clairement refusé d’exclure un recours à la force.
A huis clos, il a donc confirmé qu’aucune décision n’avait été arrêtée, mais a revendiqué le droit d’intervenir unilatéralement, ajoute-t-on de sources proches de leurs discussions. Comme il l’avait fait la veille devant les représentants de l’Aipac, un puissant lobby pro-israélien, Barack Obama a assuré que les Etats-Unis n’excluaient pas la solution militaire et qu’ils resteraient garants de la sécurité d’Israël, tout en plaidant la patience.
«Nous sommes convaincus qu’il reste possible de résoudre cette crise par des moyens diplomatiques», a-t-il souligné.
Le Premier ministre israélien, selon lequel Washington n’a pas le même sentiment d’urgence, s’est félicité de la fermeté des positions américaines, tout en répétant que l’Etat hébreu était en droit «de se défendre par lui-même».
«La pression augmente, mais le temps commence à manquer», aurait-il fait valoir à son hôte.
«Aucun d’entre nous ne peut se permettre d’attendre plus longtemps. En tant que Premier ministre d’Israël, je ne laisserai jamais mon peuple vivre dans la crainte d’une annihilation», a-t-il par la suite déclaré devant les membres de l’Aipac, en brandissant une copie de la lettre de 1944 dans laquelle le département américain de la Guerre déclinait la demande du Congrès juif mondial en faveur du bombard    ement d’Auschwitz.
En privé, Barack Obama et Benjamin Netanyahu, qui entretiennent des relations parfois tendues, n’ont pris aucune décision concrète mais ont évalué les conséquences d’un éventuel recours à la force, notamment sur le prix du pétrole, comme celle du statu quo, qui pourrait entraîner le Moyen-Orient dans une course aux armements.
Leurs divergences quant aux limites à ne pas franchir pour l’Iran restent criantes et la question n’a même pas été évoquée lors de cet entretien, dit-on de part et d’autre.
L’atmosphère a néanmoins semblé plus chaleureuse que lors de la dernière visite de Benjamin Netanyahu à Washington, en mai 2011. Le chef du gouvernement avait alors donné à son hôte un cours magistral sur l’histoire d’Israël et contesté ouvertement son approche du processus de paix au Proche-Orient.
Cette fois, il s’est montré froid mais cordial, bavardant avec Barack Obama alors que les journalistes prenaient place dans le bureau ovale. Cette rencontre a été jugée cruciale pour la confiance entre les Etats-Unis et leur plus proche allié au Proche-Orient, qui redoute de laisser passer sa chance d’en finir une fois pour toutes avec le programme nucléaire de la République islamique, mais aussi pour dissiper les critiques du camp républicain, qui doute de l’engagement d’Obama en faveur d’Israël.
Pour certains observateurs, Israël pourrait considérer qu’Obama ne peut pas se permettre d’être en désaccord avec l’Etat juif avant l’élection présidentielle de novembre et qu’il serait contraint de donner au moins son accord tacite en cas d’intervention israélienne.

REUTERS
Mercredi 7 Mars 2012

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