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Obama et Erdogan exigent le départ d’Assad

Poutine campe sur ses positions




Obama et Erdogan exigent le départ d’Assad
Le président américain Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont de nouveau exigé jeudi le départ du président syrien Bachar Al-Assad, même si M. Obama a reconnu qu’il n’existait pas de «formule magique» pour mettre fin à la guerre en Syrie. Le président américain a reçu avec tous les honneurs le dirigeant turc à la Maison Blanche, en pleine période d’intense activité diplomatique afin d’organiser une conférence internationale sur la Syrie à Genève en juin.
«Nous sommes tous les deux d’accord sur le fait qu’Assad doit partir», a martelé M. Obama lors d’une conférence de presse avec son hôte.
«Il faut qu’il transmette le pouvoir à une autorité de transition, c’est la seule façon dont nous allons résoudre cette crise (...) Le plus tôt sera le mieux», a-t-il insisté, s’engageant à «continuer à faire monter la pression sur le régime Assad et à coopérer avec l’opposition syrienne».
Mais ni la Russie qui a demandé que l’Iran et l’Arabie Saoudite soient conviés à cette conférence ni la Syrie n’acceptent l’idée que M. Assad soit exclu d’une telle transition, ce qui est en revanche une condition préalable pour les rebelles.
De fait, a admis le président Obama, «il n’y a pas de formule magique face à une situation extraordinairement violente et compliquée comme celle de la Syrie». Son homologue français François Hollande a, lui, plaidé pour «avoir avec la Russie cette discussion franche pour la convaincre que son intérêt, l’intérêt de la région, et l’intérêt de la paix, c’est d’en terminer avec Bachar al-Assad».
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, devait rencontrer de son côté vendredi le président russe, Vladimir Poutine, dans sa résidence de Sotchi (sud), a indiqué jeudi le Kremlin.
Le conflit, qui a fait plus de 94.000 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), a débordé des frontières, en particulier en Turquie visée samedi par un attentat meurtrier tout près de la frontière syrienne.
 Washington a également renforcé ses sanctions contre Damas en inscrivant quatre ministres sur sa liste noire et désigné comme «terroriste» le chef du groupe de rebelles jihadistes Al-Nosra. Le conflit prend une dimension de plus en plus régionale.
Selon le New York Times de jeudi, Israël —où le chef de la CIA s’est rendu en visite surprise pour parler de la Syrie— a mis en garde Damas contre la poursuite d’envois d’armes sophistiquées au mouvement chiite libanais Hezbollah, laissant entendre qu’il envisageait de nouveaux raids aériens pour empêcher ces transferts.

AFP
Samedi 18 Mai 2013

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