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Nouvelle mobilisation des pro-Morsi

Efforts diplomatiques pour apaiser la tension




Nouvelle mobilisation des pro-Morsi
Une nouvelle mobilisation massive des pro-Morsi était attendue vendredi en Egypte, où la police se préparait ostensiblement à intervenir malgré les appels au calme de la communauté internationale qui redoute un bain de sang.
Les manifestants islamistes qui exigent le retour du président Mohamed Morsi déposé par l’armée ont refusé jeudi d’évacuer les deux places qu’ils occupent depuis un mois dans la capitale. «Nous allons poursuivre nos sit-in et nos manifestations pacifiques», a déclaré à l’AFP une de leur porte-paroles Ala Mostafa, son mouvement appelant même à une nouvelle mobilisation massive vendredi «contre le coup d’Etat».
Les Etats-Unis, de très loin les principaux bailleurs de fonds de l’armée égyptienne, s’étaient bien gardés jusqu’alors de qualifier de coup d’Etat l’arrestation par les militaires de M. Morsi, toujours détenu au secret.
La situation semblait dans l’impasse après que plusieurs dirigeants européens ont mené ces derniers jours un véritable ballet diplomatique au Caire pour tenter une médiation entre le gouvernement intérimaire installé par la toute puissante armée et les Frères musulmans, la confrérie dont est issu M. Morsi. Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle y a même évoqué une situation «très explosive».
Le gouvernement de transition a affirmé mercredi qu’il entendait agir contre une «menace pour la sécurité nationale» et fait valoir que des foules de manifestants étaient descendues le 26 juillet dans les rues à l’appel de l’homme fort du pays, le commandant en chef de l’armée et ministre de la Défense Abdel Fattah Al-Sissi, pour lui donner le «mandat» de mettre fin au «terrorisme».
Et jeudi, coup de semonce du ministère de l’Intérieur, appelant les milliers de manifestants pro-Morsi à lever «rapidement» les sit-in qu’ils maintiennent depuis un mois sur deux places du Caire, Rabaa Al-Adawiya et Al-Nahda, leur garantissant une «sortie en toute sécurité». En fin de journée, les hélicoptères militaires survolaient Rabaa Al-Adawiya, selon l’agence de presse officielle Mena. Un peu plus tôt les chefs de la police s’étaient réunis pour mettre au point une stratégie en vue de disperser les sit-in, le faisant immédiatement savoir par un communiqué.
La veille, le gouvernement avait donné son «feu vert» aux forces de l’ordre pour mettre fin aux manifestations.
Un dirigeant du Parti de la Liberté et de la justice (PLJ), vitrine politique de la puissante confrérie, a indiqué que «tous les représentants européens avaient le même message» et cherchaient à «faire pression sur les manifestants anti-coup d’Etat pour qu‘ils se dispersent».
Malgré les efforts diplomatiques, aucun règlement rapide de la crise n’était en vue, les nouvelles autorités excluant que M. Morsi puisse retrouver un rôle politique, alors que les Frères musulmans exigent son rétablissement dans ses fonctions.

AFP
Samedi 3 Août 2013

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