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Nouvelle incarcération arbitraire du Palestenien Allan

Reprise des heurts sur l'Esplanade des Mosquées




Israël a remis en détention administrative le Palestinien Mohammed Allan qui avait obtenu en août au prix d'une grève de la faim d'environ 60 jours la levée de ce régime controversé d'emprisonnement potentiellement illimité sans inculpation, a indiqué la police israélienne.
La police a indiqué qu'il avait été arrêté mercredi matin à l'hôpital d'Ashkélon (ouest) où il avait frôlé la mort avant que les autorités israéliennes ne suspendent sa détention administrative. Son "état de santé s'est amélioré", a dit la police dans un communiqué pour expliquer son retour en détention administrative.
Jusqu'alors quasiment inconnu, Mohammed Allan, avocat de 31 ans à Naplouse, en Cisjordanie occupée, est devenu le visage de la lutte contre la détention administrative.
Allan avait été arrêté le 6 novembre 2014 "sur la base de témoignages et d'informations selon lesquels il était en contact avec un activiste terroriste du Jihad islamique en vue de commettre des attentats de grande envergure", selon des sources sécuritaires israéliennes. Le Jihad islamique, organisation désignée comme terroriste par Israël, le présente comme l'un des siens.
Sa détermination à combattre son placement en détention administrative, éventuellement jusqu'à la mort, avait conduit les autorités israéliennes dans une impasse politique et humanitaire. Devant son état alarmant et des comas répétés, la Cour suprême avait fini par suspendre la détention administrative. M. Allan avait alors mis fin à sa grève de la faim.
A Jérusalem pour la troisième journée consécutive, des heurts entre la police israélienne et des Palestiniens ont eu lieu mardi sur l'Esplanade des Mosquées en marge de la célébration du Nouvel An juif, ont rapporté la police et des témoins.
26 Palestiniens ont été légèrement blessés, a déclaré le directeur des services d'urgence du Croissant-Rouge palestinien, Amine Abou Ghazaleh. Selon la police israélienne, cinq policiers ont été légèrement blessés et deux Palestiniens arrêtés.
Située dans la vieille ville, à Jérusalem-Est, l'esplanade accueille la Mosquée Al Aksa, troisième lieu saint de l'Islam, et le dôme du Rocher. Le mur des Lamentations, où viennent prier les juifs, se trouve en contrebas.
La police israélienne, armée de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes, a affronté les Palestiniens masqués qui jetaient des pierres et des fusées éclairantes et qui se sont barricadés dans l'enceinte de la Mosquée Al Aksa.
Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion ministérielle, les services du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu annoncent qu'une nouvelle loi sera rapidement votée pour fixer systématiquement, selon les cas, une peine plancher "pour tous ceux qui mettent en danger la vie d'autrui en lançant des pierres, des engins incendiaires ou des explosifs".
En juillet dernier, le Parlement israélien a renforcé les peines frappant les manifestants qui lancent des pierres sur les véhicules. Ils sont désormais passibles de vingt ans de prison. Aucune condamnation aussi lourde n'a cependant été enregistrée depuis lors.
Les Etats-Unis et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon se sont dits préoccupés par ce regain de violence sur le site, appelés Noble Sanctuaire par les musulmans et mont du Temple par les juifs.
Mardi, la Maison blanche a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter les provocations. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a condamné l'attitude d'Israël.
Le roi Abdallah de Jordanie - le pays qui gère le site - a accusé Israël de faire de la provocation. "Si cela se produit encore (...), la Jordanie n'aura d'autre choix que d'agir", a déclaré le roi Abdallah sans autre précision.
Le souverain hachémite et Mahmoud Abbas se sont entretenus de la situation par téléphone, a déclaré le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeinah.
Les juifs ultra-nationalistes font régulièrement pression sur le gouvernement israélien pour qu'il les autorise à prier sur le site devant Al Aksa, ce qui est pour l'heure interdit par Israël depuis la prise de Jérusalem-Est et de sa vieille ville lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967.

Jeudi 17 Septembre 2015

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