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Nouvelle attaque de l'EI contre des installations pétrolières du terminal de Ras Lanouf

Des dirigeants de Daech pourraient quitter la Syrie pour la Libye




Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) ont une nouvelle fois attaqué et incendié jeudi des installations pétrolières du terminal de Ras Lanouf, sur la côte méditerranéenne dans le nord de la Libye.
Le président de la compagnie pétrolière libyenne National Oil Corporation (NOC), Moustafa Sanalla, a déclaré aux journalistes à Tripoli que le site de Ras Lanouf, à l'arrêt depuis décembre 2014, resterait fermé "encore longtemps" en raison des dégâts causés par l'assaut de jeudi et les précédentes attaques.
Les hommes de l'EI ont pénétré sur le site en début de matinée et affronté les équipes de protection avant de se retirer en mettant le feu à quatre réservoirs de pétrole, a précisé le porte-parole de la NOC, Mohamed al Harari.
Un oléoduc reliant le champ pétrolifère d'Amal au terminal d'Es Sider, près de Ras Lanouf, a également été pris pour cible, a déclaré Mohamed al Manfi, un responsable du secteur énergétique.
La NOC dit craindre une "catastrophe environnementale" à la suite de ces attaques, notamment en raison des incendies et des énormes colonnes de fumée qui s'élèvent des cuves de stockage.
Dans une vidéo diffusée jeudi, l'EI menace de s'en prendre à d'autres installations pétrolières libyennes.
Les terminaux de Ras Lanouf et d'Es Sider sont les plus importants de Libye. Aujourd'hui, la production pétrolière du pays n'atteint même pas le quart de celle de 2011, année où elle avait culminé à 1,6 million de barils par jour.
Par ailleurs, les revers enregistrés par le groupe Etat islamique (EI) face à la coalition qui combat les jihadistes en Syrie et en Irak pourraient inciter certains de ses dirigeants à s'installer en Libye, a estimé jeudi le coordinateur de l'UE pour l'antiterrorisme.
L'EI est sur la défensive après avoir été chassé de la ville irakienne de Ramadi et face aux bombardements aériens intenses que l'organisation subit en Syrie, a-t-il souligné.
Il pourrait par conséquent y avoir "des dirigeants (de l'EI) qui quittent le califat pour la Libye", a-t-il expliqué, en référence au "califat" proclamé en 2014 par le groupe extrémiste sunnite et basé à Raqa, en Syrie. Les Occidentaux doivent donc travailler à des mesures antiterroristes en concertation avec le gouvernement d'union nationale formé mardi en Libye et parrainé par l'ONU.
Actuellement, il serait facile pour le groupe EI d'opérer en Libye, où l'organisation compte quelque 3.000 combattants, "car il n'y a pas de frappes aériennes ni de gouvernement pleinement fonctionnel", a-t-il souligné.
"Nous savons que les principaux responsables (de l'EI) en Syrie surveillent ce qui se passe en Libye. C'est pourquoi s'ils sentent que la pression est trop forte, ils pourraient être tentés" de s'installer dans ce pays où "pour l'instant, règne le chaos parfait qu'ils affectionnent".
D’un autre côté, "plus il y a de pression sur Daech, plus l'organisation décidera de mener des attaques en Occident, en particulier en Europe, pour montrer qu'elle engrange des succès", a-t-il expliqué, en utilisant l'acronyme arabe de l'EI.
Selon les informations dont M. de Kerchove dispose, les avions russes mènent également plus d'attaques visant l'EI, après avoir été accusés par les Etats-Unis de s'en être pris à des groupes syriens pro-occidentaux qui s'opposent au président Bachar al-Assad, allié de Moscou.
L'intensification des frappes aériennes, --qui permettent aussi de détruire les camions transportant du pétrole pour financer les activités de l'EI-- pourrait aussi forcer un plus grand nombre de combattants jihadistes originaires d'Europe à regagner leurs pays d'origine, selon lui.









Des dirigeants de Daech
pourraient
quitter la Syrie pour la Libye


Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) ont une nouvelle fois attaqué et incendié jeudi des installations pétrolières du terminal de Ras Lanouf, sur la côte méditerranéenne dans le nord de la Libye.
Le président de la compagnie pétrolière libyenne National Oil Corporation (NOC), Moustafa Sanalla, a déclaré aux journalistes à Tripoli que le site de Ras Lanouf, à l'arrêt depuis décembre 2014, resterait fermé "encore longtemps" en raison des dégâts causés par l'assaut de jeudi et les précédentes attaques.
Les hommes de l'EI ont pénétré sur le site en début de matinée et affronté les équipes de protection avant de se retirer en mettant le feu à quatre réservoirs de pétrole, a précisé le porte-parole de la NOC, Mohamed al Harari.
Un oléoduc reliant le champ pétrolifère d'Amal au terminal d'Es Sider, près de Ras Lanouf, a également été pris pour cible, a déclaré Mohamed al Manfi, un responsable du secteur énergétique.
La NOC dit craindre une "catastrophe environnementale" à la suite de ces attaques, notamment en raison des incendies et des énormes colonnes de fumée qui s'élèvent des cuves de stockage.
Dans une vidéo diffusée jeudi, l'EI menace de s'en prendre à d'autres installations pétrolières libyennes.
Les terminaux de Ras Lanouf et d'Es Sider sont les plus importants de Libye. Aujourd'hui, la production pétrolière du pays n'atteint même pas le quart de celle de 2011, année où elle avait culminé à 1,6 million de barils par jour.
Par ailleurs, les revers enregistrés par le groupe Etat islamique (EI) face à la coalition qui combat les jihadistes en Syrie et en Irak pourraient inciter certains de ses dirigeants à s'installer en Libye, a estimé jeudi le coordinateur de l'UE pour l'antiterrorisme.
L'EI est sur la défensive après avoir été chassé de la ville irakienne de Ramadi et face aux bombardements aériens intenses que l'organisation subit en Syrie, a-t-il souligné.
Il pourrait par conséquent y avoir "des dirigeants (de l'EI) qui quittent le califat pour la Libye", a-t-il expliqué, en référence au "califat" proclamé en 2014 par le groupe extrémiste sunnite et basé à Raqa, en Syrie. Les Occidentaux doivent donc travailler à des mesures antiterroristes en concertation avec le gouvernement d'union nationale formé mardi en Libye et parrainé par l'ONU.
Actuellement, il serait facile pour le groupe EI d'opérer en Libye, où l'organisation compte quelque 3.000 combattants, "car il n'y a pas de frappes aériennes ni de gouvernement pleinement fonctionnel", a-t-il souligné.
"Nous savons que les principaux responsables (de l'EI) en Syrie surveillent ce qui se passe en Libye. C'est pourquoi s'ils sentent que la pression est trop forte, ils pourraient être tentés" de s'installer dans ce pays où "pour l'instant, règne le chaos parfait qu'ils affectionnent".
D’un autre côté, "plus il y a de pression sur Daech, plus l'organisation décidera de mener des attaques en Occident, en particulier en Europe, pour montrer qu'elle engrange des succès", a-t-il expliqué, en utilisant l'acronyme arabe de l'EI.
Selon les informations dont M. de Kerchove dispose, les avions russes mènent également plus d'attaques visant l'EI, après avoir été accusés par les Etats-Unis de s'en être pris à des groupes syriens pro-occidentaux qui s'opposent au président Bachar al-Assad, allié de Moscou.
L'intensification des frappes aériennes, --qui permettent aussi de détruire les camions transportant du pétrole pour financer les activités de l'EI-- pourrait aussi forcer un plus grand nombre de combattants jihadistes originaires d'Europe à regagner leurs pays d'origine, selon lui.

Samedi 23 Janvier 2016

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