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Nouvelle Constitution : Les ultimes retouches




C’est le dernier virage pour la mise en place d’une nouvelle loi fondamentale du Maroc. La Commission chargée de la révision de la Constitution met les dernières retouches à la copie qui sera présentée au Souverain avant de soumettre la version définitive  à référendum. C’est le compte à rebours qui est déclenché pour la réforme constitutionnelle globale annoncée par S.M le Roi dans son discours historique du 9 mars dernier.
Le référendum est prévu pour  le mois de juillet prochain. Le coup d’envoi donné, la voie sera ouverte à tous les acteurs politiques, associatifs et civils qui animent la vie politique de débattre largement, et loin de toute surenchère, du projet de réforme constitutionnelle et de voter par OUI ou NON pour l’adoption de la nouvelle Constitution.
Aboutir à cette échéance n’était pas chose aisée, certains ont montré de la réticence et même de la malveillance. C’est le cas du Mouvement du 20 février de vouloir confier la révision de la Constitution  à une assemblée constituante plutôt qu’à une commission de juristes. Une démarche, il faut le souligner, irréaliste et démontre si besoin est l’ignorance de ceux qui prônent une telle initiative qui ne répond pas au contexte marocain.
En extrapolant et si la nouvelle Constitution est adoptée, il va falloir mettre en place les nouvelles institutions. Donc plusieurs échéances électorales sont en perspective.  A ce propos, il faut dire que quelle que soit l’avancée de la loi fondamentale d’un pays, elle ne sera valable que par l’utilisation qu’on veut en faire ! C’est pourquoi, la mobilisation des citoyens est nécessaire voire impérative pour participer massivement au suffrage universel afin de choisir, d’élire, les meilleurs profils parmi les représentants du peuple. En agissant ainsi, ils couperont la route à tous les opportunistes et à ceux qui cherchent seulement à bénéficier de l’immunité pour faire prospérer leurs affaires en toute impunité.
Entre l’adoption de la nouvelle Constitution et la mise en place des institutions constitutionnelles, il y a une période transitoire à gérer. Certains partis au gouvernement sont pour la continuation de la mission de l’actuelle équipe jusqu’à la fin de son mandat, alors que d’autres comme l’USFP et dans une moindre mesure l’Istiqlal sont d’accord pour désigner un cabinet d’union nationale auquel viendraient se joindre quelques technocrates dans le but de veiller au bon déroulement des différentes échéances électorales.
Les citoyens doivent être mis en confiance et encouragés à retrouver le chemin des urnes. Il faut rompre avec les pratiques douteuses d’antan ! Il y va de la crédibilité de tous les acteurs de la scène politique nationale.
Le Maroc a la chance d’être dirigé par un Roi qui allie à la fois  tradition et modernité en totale harmonie qui plus est à l’écoute de son peuple en oeuvrant pour sa prospérité, à travers de grands chantiers structurants en concomitance  avec un chantier non moins important, celui de la démocratie.

Youssef BENZAHRA
Samedi 28 Mai 2011

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