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Nouveaux soupçons d'abus sexuels au sein de la Minusca en Centrafrique

Ouverture d’une enquête judiciaire




Nouveaux soupçons d'abus sexuels au sein de la Minusca en Centrafrique
La force de maintien de la paix en République centrafricaine a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête après les nouvelles accusations d'abus sexuels sur mineurs portées à l'encontre de membres de forces de maintien de la paix.
Dans un communiqué, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique), dit enquêter sur de nouvelles accusations concernant notamment des cas présumés d'exploitation sexuelle et d'abus commis.
 "La Minusca est déterminée à combattre les exploitations et abus sexuels dont des Casques bleus seraient coupables", dit elle sur son compte Twitter.
 "Une brigade Force-Police sera mise en place pour identifier les auteurs d'abus et exploitations sexuels ainsi que des lanceurs d'alerte", écrit-elle encore.
 Le nombre et la nationalité des membres de la Minusca visés par ces accusations n'a pas été précisé.
Début décembre, quatre militaires français ont été entendus à Paris  par la justice sur des soupçons de viols de mineurs par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 2014.
Convoqués dans les locaux de la gendarmerie prévôtale chargée d'enquêter sur les crimes et délits commis par des militaires français lors d'opérations extérieures, les quatre hommes appartiennent au 152e régiment d'infanterie de Colmar (Haut-Rhin), a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête.
L'un d'eux, un caporal-chef de 32 ans, se trouvait toujours en garde à vue en début de soirée. Les trois autres, dont un caporal-chef de 38 ans et un caporal de 26 ans, ont été entendus sous le régime de libre mis en cause, a précisé une source judiciaire.
Les juges d'instruction, qui n'ont procédé à ce stade à aucune mise en examen, devaient faire la lumière sur de graves accusations: des militaires français de l'opération Sangaris ont-ils profité de la misère des enfants sur le camp de déplacés de l'aéroport M'Poko à Bangui pour leur faire subir des abus sexuels, contre de la nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014?
Selon une source proche de l'enquête, les trois soldats entendus librement ont déclaré avoir remis des rations aux enfants, mais sans rien exiger en échange.
L'opération française, qui n'est pas sous commandement de l'ONU, a été déclenchée en 2013 pour stabiliser la situation dans un pays en proie au chaos et aux violences entre communautés chrétienne et musulmane.
L'affaire était restée secrète jusqu'à ce que le journal britannique The Guardian révèle fin avril l'existence d'une note confidentielle des Nations unies contenant les accusations d'enfants. Informé dès juillet 2014, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait saisi la justice française et lancé une enquête interne, sans dévoiler l'affaire. Un silence qui lui a été reproché. De son côté, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire, qui a débouché sur la saisie des juges d'instruction quelques jours après les révélations du Guardian.

Jeudi 7 Janvier 2016

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