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Nouveau gouvernement et nouvelle Constitution en Tunisie

Sortir le pays de la crise et organiser des élections




Nouveau gouvernement et  nouvelle Constitution en Tunisie
La nouvelle Constitution tunisienne a été adoptée tard dimanche, un moment historique pour le berceau du Printemps arabe auquel s'ajoute la formation d'un gouvernement appelé à sortir le pays d'une profonde crise politique et à organiser des élections dans l'année.
L'Assemblée nationale constituante (ANC) a approuvé cette Loi fondamentale à une majorité écrasante de 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions, dépassant largement la majorité nécessaire de 145 votes.
L'adoption de ce texte a été saluée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour qui la Tunisie vient de vivre une "étape historique", offrant un "modèle pour les autres peuples aspirant à des réformes".
La nouvelle Constitution consacre un Exécutif bicéphale et accorde une place réduite à l'islam. Elle introduit aussi pour la première fois dans le monde arabe un objectif de parité homme-femme dans les assemblées élues.
Ce compromis vise à éviter une dérive autoritaire dans un pays qui a connu plus d'un demi-siècle de dictature, sous Habib Bourguiba, puis sous Ben Ali, mais aussi à rassurer ceux qui craignaient que les islamistes n'imposent leurs positions dans un pays à forte tradition séculière.
L'adoption du texte intervient quelques heures après l'annonce de la composition d'un gouvernement d'indépendants devant conduire la Tunisie vers des élections législatives et présidentielle en 2014.
Les islamistes d'Ennahda ont en effet accepté de quitter le pouvoir pour laisser un cabinet politique sortir la Tunisie de la profonde crise déclenchée par l'assassinat, attribué à la mouvance jihadiste, du député d'opposition Mohamed Brahmi en juillet. 
Le nouveau gouvernement, qui doit recevoir dans la semaine la confiance de la Constituante, a été composé par le ministre de l'Industrie sortant, Mehdi Jomaâ. Choisi mi-décembre, la classe politique aura mis six semaines à s'accorder pour lui laisser les rênes.
Ce cabinet est "une équipe extraordinaire qui a conscience des défis", a-t-il ajouté, "la mission n'est pas facile", la Tunisie étant sans cesse déstabilisée par l'essor de jihadistes, les batailles politiques et les conflits sociaux, déjà moteur du soulèvement de 2011.
Le gouvernement regroupe aussi bien des hauts fonctionnaires, des magistrats que des personnalités venues du privé. Le ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou a par ailleurs été maintenu, bien que ses détracteurs aient lutté jusqu'au bout pour qu'il quitte ses fonctions.
M. Jomaâ a souligné enfin que "les élections représentent la priorité des priorités".
 

AFP
Lundi 27 Janvier 2014

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