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Nomination aux hautes fonctions Les femmes marginalisées

L’Association démocratique des femmes du Maroc dénonce la marginalisation des femmes




Nomination aux hautes fonctions Les femmes marginalisées
Une femme wali et deux autres nommées gouverneurs, c’est fort encourageant ? D’aucuns s’en contenteraient, mais c’est loin d’être le cas de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM). Elle se dit inquiète et n’a pas manqué de le faire savoir à travers un communiqué qu’elle a rendu public. Selon elle, les dernières nominations aux hautes fonctions de l’Etat démontrent encore une fois combien les femmes demeurent  marginalisées face à la prédominance des hommes. L’occasion pour elle de dénoncer  le  non-respect des dispositions de la nouvelle Constitution concernant l’égalité. Elle appelle de ce fait à l’abolition de toute forme de discrimination ayant privé les femmes d’être nommées aux hautes fonctions. L’ADFM appelle également à lever le préjudice causé par la non-reconnaissance des compétences et des capacités des femmes. Par ailleurs, elle n’a pas manqué de préciser que la logique des dernières désignations va à l’encontre même de l’essence de l’article 4 de la loi organique, notamment le 4ème principe qui stipule la parité hommes et femmes dont  l’Etat oeuvre à la mise en conformité avec l’article 19 de la Constitution.
A travers ses articles 19 et 92, la nouvelle Constitution est venue renforcer la position des femmes et établir la parité. Selon l’article 19, l’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental. Par ailleurs, selon l’article 92, le mérite, la compétence et la transparence sont les qualités requises pour intégrer les hautes fonctions. Des qualités qui ne font pas défaut aux femmes ; pourtant, le bilan des nominations aux fonctions supérieures dans le secteur public depuis l’établissement de la Constitution de 2011 n’est pas encourageant.
Il va sans dire que le Maroc regorge de compétences féminines qui ont fait leurs preuves dans divers domaines et qui ne demandent qu’à les mettre au service de leur pays.  Malheureusement, c’est loin d’être le cas. Même la dernière étude de l’Institut marocain des administrateurs avait relevé que les femmes ne dépassaient pas 5% dans ce secteur. Pis encore, le dernier rapport du Word Economic Forum classe le Maroc 129e sur un total de 135 en matière d’égalité hommes-femmes.
Le gouvernement se veut très rassurant à ce sujet. Selon Abdelaadim El Guerrouj, du temps où il était ministre chargé de la Fonction publique et de la Modernisation, le taux de présence des femmes dans les hautes fonctions est passé de 5% en 2012 à 13,27% actuellement (2013). La prochaine étape sera d’atteindre 22% à l’horizon 2014. Des paroles, il faut passer aux actes.

Nezha Mounir
Lundi 27 Janvier 2014

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