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New York part en guerre contre le cannabis de synthèse




"0% cannabis, 100% dangereux" : avec une campagne d'information publique, New York part en guerre contre le cannabis de synthèse, qui en quelques mois a fait deux morts dans la ville et menace les populations les plus défavorisées. Outre ces deux décès, cette drogue bon marché connue sous le nom de K2 a été responsable depuis janvier de plus de 6.000 visites aux services d'urgence des hôpitaux new-yorkais. 
Le K2, dans le radar des autorités sanitaires depuis l'an dernier, est vendu sous des appellations multiples : Spice, AK-47, Bizarro, Green Giant, Smacked... Parfois présentés comme "aromathérapie", ou "pot pourri", certains sachets sont décorés avec des personnages de bande dessinée. On en trouve sur Internet, mais aussi parfois dans les débits de tabac. Certains usagers peuvent ainsi penser que c'est légal, or ça ne l'est pas.
"Il est très important que les gens comprennent qu'il y a 0% de cannabis et 100% de danger", explique à l'AFP le docteur Mary Travis Bassett, responsable des services de santé de New York. La composition de ces cannabinoïdes de synthèse, vendus parfois seulement 5 dollars le sachet de quelques grammes, varie selon les lots, avec des effets imprévisibles. Mme Bassett participait cette semaine à un sommet consacré à cette drogue de synthèse qui a réuni à New York quelque 200 professionnels de la santé, magistrats, mais aussi membres des forces de l'ordre, de la lutte antidrogue ou des services sociaux.
Une campagne d'affichage sur les abribus new-yorkais, les cabines téléphoniques, dans des foyers de sans-abri et d'autres centres sociaux des quartiers les plus touchés a été lancée simultanément pour mettre en garde  contre le K2. Sa composante de base, venue de Chine, est généralement mélangée à des solvants, le liquide étant ensuite pulvérisé sur des feuilles comme des feuilles de thé puis vendu sous forme de petits sachets d'herbe. 
"Le K2 est une drogue terrifiante et imprévisible", a déclaré Julie Menin, responsable de la défense des consommateurs à la mairie, en soulignant que l'usager, incité à penser que ces petits paquets d'herbe étaient légaux, ne  pouvait jamais savoir quelle en était la composition chimique et quel serait leur effet.

Lundi 23 Novembre 2015

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