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Netanyahu mordicus dans le collimateur de la Turquie

Le Premier ministre turc juge que la liberté d’expression n’est pas celle d’insulter




Netanyahu mordicus dans le collimateur de la Turquie
Le Premier ministre islamo-conservateur turc Ahmet Davutoglu a accusé jeudi son homologue israélien Benjamin Netanyahu d'avoir commis à Gaza des "crimes contre l'humanité" équivalents à ceux des "terroristes" islamistes qui ont fait 17 morts à Paris.
"Comme les terroristes qui ont perpétré les massacres de Paris, Netanyahu a commis des crimes contre l'humanité à la tête d'un gouvernement qui a massacré des enfants qui jouaient sur les plages de Gaza", a déclaré M. Davutoglu à la presse avant de prendre l'avion pour une visite à Bruxelles.
Les propos du chef du gouvernement turc interviennent en pleine guerre des mots entre les dirigeants de la Turquie et de l'Etat hébreu, dont les relations sont au plus bas.
Lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé avoir "du mal à comprendre comment il (M. Netanyahu) a osé" participer à la marche organisée dimanche en France après les attaques islamistes qui ont visé des journalistes du journal satirique Charlie Hebdo, des policiers et quatre clients juifs d'une épicerie casher.
Le chef de l'Etat islamo-conservateur, qui dirige la Turquie sans partage depuis 2003, critique régulièrement l'Etat hébreu, qu'il avait en juillet dernier accusé d'avoir "surpassé Hitler en matière de barbarie". Près de 2.200 Palestiniens, en grande majorité des civils, sont morts lors de l'offensive israélienne menée en juillet et août derniers contre la bande de Gaza.
Les relations entre la Turquie et Israël se sont détériorées après l'assaut israélien en 2010 contre une flottille affrétée par une ONG turque pour briser le blocus de Gaza, qui s'était soldé par la mort de 10 Turcs.
Ahmet Davutoglu a par ailleurs dénoncé jeudi, la nouvelle publication de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo qualifiant la caricature du prophète Mahomet de grave provocation, jugeant que la liberté d'expression n'était pas "la liberté d'insulter". "Nous ne pouvons accepter les insultes faites au prophète", a-t-il insisté.
Ahmet Davutoglu avait pourtant participé dimanche, aux côtés du président français François Hollande et d'une quarantaine d'autres chefs d'Etat et de gouvernement, à la grande marche organisée à Paris.
Un tribunal turc a ordonné, après la publication de la caricature de Charlie Hebdo dans un journal d’opposition et son affichage sur plusieurs sites, le blocage de toutes les pages web affichant le dessin du prophète, la qualifiant "d'insulte pour les croyants".

AFP
Vendredi 16 Janvier 2015

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