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Net recul de l’aide française au Maroc en 2013

Le Royaume est désormais deuxième plus gros bénéficiaire des investissements de l’AFD




Net recul de l’aide française au Maroc en 2013
Alors qu’il était le premier bénéficiaire des financements de l'Agence française de développement (AFD) dans le monde, avec un volume des autorisations d'engagements nettes, qui a enregistré un pic en 2011, en atteignant 543,20 millions d'euros, le Maroc ne l’est plus.
Le Royaume est devenu en 2013 le deuxième plus gros bénéficiaire des investissements de l'Agence française du développement en Afrique du Nord.
Le volume des engagements de l’AFD au Maroc a atteint 254 millions d'euros au titre de l’année 2013.
Sur les 7,8 milliards d'euros engagés par l'établissement public français à travers le monde, 250 millions d'euros de prêts et 4,3 millions d'euros de subventions étaient destinés au Royaume. 
Selon le bilan annuel présenté récemment à Paris par sa directrice générale, Anne Paugam, le Maroc  demeure un des plus gros investissements en Afrique du Nord de l’AFD.
Mais si 2013 a été une année record pour l’Agence française de développement, ses engagements à travers le monde ayant progressé de +8% par rapport à 2012, il n’en a pas été le cas pour l’aide au Maroc.
C’est ce qui ressort, en effet, des chiffres communiqués dans son rapport annuel à savoir que les engagements de cet établissement envers le Maroc se sont inscrits en baisse. 
Les sommes engagées «sont en recul par rapport aux montants stipulés dans les conventions en 2012 et 2011 - respectivement 831,8 et 380 millions d'euros – destinés, entre autres, à financer les très grands projets marocains dans les énergies renouvelables, comme la Centrale solaire d'Ouarzazate», constate Usinenouvelle.com.
Le site spécialisé rappelle toutefois que sur les 796 millions d'euros investis (11%) dans la région Afrique du Nord par l’AFD, 32% de ses engagements ont été consacrés au Royaume.
Il est à noter qu’au cours de cet exercice, les apports français ont visé en priorité le développement urbain et le logement social. 
Ces apports étaient destinés notamment au financement du projet d'aménagement urbain de la future ville nouvelle de Zenata avec un prêt de 150 millions d'euros et l'accès au logement social et la lutte contre les bidonvilles. 
Dans ce cadre, le «Holding Al Omrane (HAO) a bénéficié de 50 millions d'euros de prêts et 500.000 euros de subventions pour l’adoption d’un plan de gestion environnementale et sociale dans le cadre du programme d'investissement 2013-2016 », ajoute le site. Qui rappelle également que 20 millions d'euros ont servi à financer une ligne de crédit pour soutenir les petites et moyennes exploitations agricoles marocaines, dans le cadre du Plan Maroc Vert. Auquel il faut ajouter une subvention de 1,3 million d'euros accordée afin de réaliser une étude de faisabilité du projet de métro aérien à Casablanca. Plus généralement, on retiendra que « l’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers », souligne l’Agence sur son site Internet. 
Parmi les secteurs d’intervention prioritaires ayant bénéficié du soutien de l’Agence, l’AFD cite les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural, entre autres.
Il est à rappeler que l’AFD  est chargée de mettre en œuvre la politique française de développement à travers le monde. 
Cet organisme agit depuis soixante-dix ans pour  lutter contre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l'Outre-mer. 
Au moyen de subventions, de prêts, de fonds de garantie ou de contrats de désendettement et de développement, cette institution finance des projets, des programmes et des études et accompagne ses partenaires du Sud dans le renforcement de leurs capacités. 
«Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord », tient à  préciser Anne Paugam.
 

Alain Bouithy
Mercredi 4 Juin 2014

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1.Posté par mohamed le 04/06/2014 20:07
Est ce qu on doit attendre obligatoirement l aide financière française ,ou retroussé nos manches et construire notre pays sans attendre quoi que ce soit d un pays étranger,
N avons nous pas des étudiants ,des intellectuels,des ingénieurs,des hommes et femmes capables de relevaient l economie du maroc,si le maroc est la 5 économie d Afrique c est que les marocains ont mis de la volonté .

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