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Négociations à Genève entre émissaires d'Assad et opposants

Débuts difficiles du premier round




Négociations à Genève entre émissaires  d'Assad et opposants
Après presque trois ans de conflit en Syrie, émissaires du président Bachar Al-Assad et membres de l'opposition en exil vont s'assoir à la table des négociations à Genève pour des premiers pourparlers de paix aux chances minimes de succès.
Arrivés jeudi à Genève après une conférence sous tension à Montreux qui réunissait une quarantaine de pays et d'organisations, les deux délégations vont enfin entrer dans le vif du sujet pour tenter de mettre fin au chaos meurtrier qui a déjà fait plus de 130.000 morts en Syrie et a forcé des millions de civils à abandonner leurs maisons ou à s'exiler.
Diplomates et observateurs se font peu d'illusions sur l'issue de ces négociations mais rappellent que le simple fait que les deux camps acceptent de se trouver ensemble dans une même pièce est en soi un événement.
Selon plusieurs sources diplomatiques, M. Brahimi réunira les deux délégations dans une même pièce au siège de l'ONU en Europe. "Il s'exprimera pendant une trentaine de minutes en introduction", selon une source diplomatique occidentale. Les Syriens, eux, ne parleront pas.
 La délégation de Damas est conduite par le très chevronné ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem. Si Ahmad Jarba est le chef de la délégation de l'opposition, il ne devrait pas en être le négociateur en chef. Le nom du négociateur de l'opposition doit être annoncé vendredi, a indiqué à l'AFP Monzer Aqbiq, porte-parole de la délégation.
La question du sort de Bachar Al-Assad reste le principal motif de désaccord, l'opposition posant comme principe son départ et la constitution d'un gouvernement transitoire où il ne jouerait pas de rôle, le régime rejetant cette idée.
Selon une source diplomatique, l'opposition pourrait mettre sur la table l'idée d'"aide humanitaire couplée à des cessez-le-feu localisés" dès le début de la négociation.
Une partie de l'équation tient également à la capacité des "parrains" des deux camps, les Etats-Unis pour l'opposition et la Russie pour le président Bachar Al-Assad, à peser et à manœuvrer en coulisses.
Mercredi à Montreux, le chef de la diplomatie américaine John Kerry n'a pas mâché ses mots contre Damas et réitéré son exigence qu'Assad quitte le pouvoir. La Russie pour sa part a montré un soutien ferme mais sobre au régime. Et nul ne sait comment dans ce "grand jeu" de luttes d'influence et de bluff diplomatique, Occidentaux, Russes, monarchies du Golfe et Syriens vont avancer leurs pions.
 

AFP
Samedi 25 Janvier 2014

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